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Grève générale au Pays basque

jeudi 21 mai 2009, par OCL St Nazaire

Le 31 mars dernier, était rendu public un appel à la grève générale pour le 21 mai. Cette journée de lutte, de mobilisation, de blocage de l’économie est convoquée par la majorité syndicale du Pays basque sud, regroupant dans cette action unitaire six organisations (ELA, LAB, ESK, STEE-EILAS, EHNE et Hiru) « contre la destruction des emplois, le chantage patronal et les politiques sociales et budgétaires » et pour exiger que les instruments politiques et économiques soient déterminés par « les personnes qui en ont besoin et non pas par les élites économiques ».

Les grandes organisations syndicales de l’Etat espagnol, (UGT et Commissions Ouvrières), mais plus petites au Pays basque sud, ont multiplié les appels contre la grève, s’alignant sur la Confebask (le patronat) confirmant qu’elles ne sont rien d’autre que les principaux soutiens au gouvernement socialiste de Madrid.

A l‘opposé, cet appel à la grève a reçu le soutien de tout un ensemble de mouvements sociaux, de collectifs de lutte (contre le TGV…), assemblées de chômeurs, collectifs de femmes, de solidarité avec les immigrants… En Navarre, des mobilisations, des marches ont eu lieu en janvier et février, débouchant sur la collecte de 10 000 signatures contre les licenciements et la politique économique du gouvernement.

A noter que la CNT (anarcho-syndicaliste) et la CGT (alternatif d’inspiration libertaire) ont également appelé à la grève pour ce 21 mai, appel qui a reçu en outre, hors Pays basque, le soutien d’une trentaine de syndicats (Galice, Andalousie, Asturies, Catalogne, Guadeloupe, Martinique, Corse, Guyane…). Par ailleurs, les Iles Canaries devraient être affectées par un mouvement de grève ce même jour.

Le 12 mai dernier on apprenait que 785 comités de délégués du personnel étaient mobilisés dans tout le pays basque sud pour le succès de la grève. La veille de la grève, le nombre de ces comités d’entreprises dépassait le millier auquel se sont joint 537 coopératives de travailleurs.

Premiers comptes rendus

Aux premières heures de la grève, des dizaines de piquets étaient mis en place un peu partout.

Au prétexte de respecter le « service minimum », les forces de l’ordre sont très tôt intervenues pour essayer de casser le mouvement ou en tout cas de le minimiser.

Les premières arrestations ont eu lieu ce matin, notamment sur un piquet de grève devant le grand magasin « El Corte Inglès » de Vitoria.

Dans la nuit, un jeune homme a été arrêté également à Vitoria alors qu’il aurait été ne train de seller les serrures d’un lycée avec de la silicone. A Donostia, vers 7 heures du matin un manifestant a été arrêté pour avoir empêché la sortie d’un autobus. Il est accusé de « résistance et désobéissance » à la police.

A Trapagaran, un membre d’un autre piquet a été aussi arrêté.

A 11 heures du matin, on comptait déjà 5 arrestations.

A Bilbao, la Ertzaintza (police basque) a chargé un piquet d’une centaine de personne devant un terminal de bus.

Sabotages Des installations ferroviaires ont touchées.

A Portugalete, une chaîne a été placée sur une caténaire, bloquant totalement le trafic en direction de Bilbao.
Par ailleurs, selon la compagnie de train, la ligne entre Zalla y Balmaseda a connu un sabotage : des inconnus ont coupés les contrepoids d’une caténaire. Du coup, des trains diesel circulent mais pas les électriques. Les attaques aux caténaires ont été multiples : à Pobes (Alava), entre Andoain y Tolosa, entre Tolosa y Legorreta, à Ategorrieta (près de Donostia)…

Barricades de feu : A Deustua, entre Zizurkil y Asteasu, à Iruñea, sur l’A-8 à la hauteur de Zumaia.

Serrures bloquées : A Iruñea, plusieurs centre éducatifs, une bibliothèque, un marché municipal…

Un premier bilan, fait apparaître une assez forte participation dans l’ensemble du pays, et « pratiquement totale » les zones industrielles et les villes de l’intérieur. Le centre de Bilbao est bloqués par la foule, depuis le « Corte Inglés » jusqu’au musée Gugghenheim où le personnel est en grève. La manifestation commence à se mettre en place avec à sa tête un tracteur du syndicat paysan EHNE.

Les manifestations auront lieu dans l’après-midi mais déjà la tension est très forte puisqu’à Gasteiz (Vitoria) une première charge policière près d’un centre commercial où étaient réunies un millier de personnes.

13h40 - Bilbao : Succès de la manifestation. Vient tout juste de se terminer l’acte final de la manifestation de midi à Bilbao, qui s’est écoulé depuis la Plaza Moyua jusqu’à la fin de la Gran Via. Les gros camions du syndicat Hiru ont permis de faire une scène où des représentants syndicaux ont pris la parole. 

La première intervention est de STEE-EILAS, qui a fait défendu de la grève et a dénoncé la manipulation de l’information et la quantité de mensonges qui ont été déversés sur les organisateurs. Il a insisté sur l’importance de l’unité syndicale pour donner une solution à la crise du capital favorable pour les travailleurs, soulignant que « nous avons prouvé que nous pouvons et nous savons faire les choses bien avec un niveau de grande unité. » 

Est ensuite intervenu Ainhoa Etxaide, la nouvelle secrétaire générale de LAB, qui a conclu que la journée d’aujourd’hui est « l’une des plus grandes mobilisations de ces 4 dernières décennies en Euskal Herria Sud. » Elle a également souligné qu’à cette journée ont participé des dizaines de milliers de femmes « et c’est là le moyen de renforcer la classe ouvrière. » 

Avant la fin de la manif, il a demandé à tous les présents de s’asseoir dans la rue, ce qui a servi à rendre visible une image impressionnante avec des dizaines de milliers de personnes assises dans la Gran Vía.



Devant tout ce monde assis, est intervenu Adolfo Muñoz, secrétaire général de ELA. Il a insisté sur le fait que les conditions de la grève ont été affectées par les calomnies répandues les médias de communication. Il a fait valoir que « ce que nous avons fait aujourd’hui la majorité syndicale basque exception faite de UGT et CCOO, est de ne pas permettre qu’il existe une solution à la crise contraire aux intérêts de la classe ouvrière. » Il a préconisé la mise en place d’un salaire social pour toutes les personnes touchées par la crise, la solidarité avec les chômeurs touchés par les Eres (expediente de regulación de empleo, mesures de chômage collectif) ainsi que la population immigrée. « Maintenant, il veulent essayer de nous tromper en disant que c’est une crise globale et dire ainsi que la solution doit être globale, pour éviter d’avoir à assumer la responsabilité qu’ont les patrons basques et tenter de justifier la destruction massive d’emplois qui se fait ici », a condamné le leader de ELA. « Ils veulent instrumentaliser la peur collective que crée la crise pour en tirer profit, avec l’objectif de se débarrasser des emplois stables et de générer les pires conditions de travail. Les patrons souhaitent deux choses :

1) La paix sociale pour gérer la crise et d’imposer ses intérêts et

2) Un syndicalisme docile et c’est pour ça qu’ils veulent continuer de les financer.

Nous n’allons pas offrir la paix sociale. Le syndicalisme que nous représentons a la responsabilité de faire ce qui nous appartient et d’imposer nos intérêts de classe. C’est cela notre travail », a-t-il conclu. 

Enfin, depuis le mégaphone, il a été rappelé qu’il y avait encore 2 personnes détenues par la police et a été exigé leur libération. Puis, les manifestants ont chanté l’Eusko Gudariak et l’Internationale.

A Iruñea (Navarre), la manifestation a rassemblé plus de 12000 personnes.

A Donostia, des milliers de personnes se sont retrouvées dans la rue. En tête, plusieurs tracteurs. En queue de cortège se sont fait remarquer les opposants au TGV regroupés derrière une banderole disant « Détruisons le capitalisme et des faux opposants ».

« L’Ertzaintza (police basque) a tenté de contraindre le droit de grève ». Avec ces paroles fortes s’est exprimé au collectif La Haine Miguel Perera, secrétaire de l’action syndicale du Comité national de la CNT-AIT, après qu’aient été terminées les actions de la matinée. Pour lui, l’action de la police a été totalement disproportionnée et excessive avec contrôles d’identités arbitraires et menaces de poursuites ... le tout dans un contexte de normalité au moment de réaliser des piquets d’information. Il estime que la participation à la grève est beaucoup plus forte que ce que les médias en disent, en mettant l’accent sur la grande manifestation de Vitoria avec près de 7.000 personnes, quelque chose de rarement vu dans la ville. Par rapport à son syndicat, la participation à plutôt été de témoignage à Gasteiz, mais pas en Biscaye, où le syndicat possède une force relative ce qui lui a permis de participer à des piquets, de mener ses propres actions mais aussi sur le côté gauche de Gipuzkoa à Barakaldo, où il nous a assuré que le syndicat a eu une participation active.

De son côté, le syndicat CGT a organisé plusieurs piquets dans les secteurs industriels de Iruñea (Navarre) puis un rassemblement en fin de matinée avec près de 300 personnes. Après des prises de paroles, ils ont rejoint la manifestation de midi.

13h20 - Gasteiz : La manif de midi est terminée. A la fin, les représentants syndicaux intervenus pour faire un bilan des motifs de l’appel à la grève générale, soulignant que ce n’est pas un point final mais un point de départ pour la nécessaire résistance, et que sur les piliers de la dignité, de la solidarité et de la lutte nous allons construire les outils dont ont besoin de travailleurs de Euskal Herria pour affronter les si nombreuses mesures antipopulaires du gouvernement et du patronat.

Un hélicoptère de la police n’a pas cessé de survoler la foule à basse altitude au cours de l’intervention, afin de rendre inaudible le son des orateurs. Toutefois, la manif a été un succès populaire, avec une participation entre 10 et 15.000 personnes. Au final, l’Internationale a été chantée et maintenant les gens se dispersent avec un appel manifester de nouveau à 19h, à partir de la Plaza Virgen Blanca. 



12h45 - Gasteiz : La manifestation a quitté à 12h la Place Bilbao et a rassemblé des milliers de personnes. La marche avait à sa tête trois camions du syndicat Hiru (transporteurs), suivi d’ une banderole signée par tous les syndicats avec dessus "Contre le chantage patronal. Les travailleurs luttent pour un modèle économique et social juste ". 
La présence policière est abondante et fait un cordon le long de la marche. Pas de vrais problèmes, seulement quelques moments de tension au passage du « Corte Inglés ». Les magasins du centre sont ou fermés ou ferment au passage de la manifestation. 

La manifestation de plus de 5000 personnes, arrive à la fin de son parcours et la foule emplit la Plaza de la Virgen Blanca où les gens continuent à arriver.


12h25 - Bilbao : La Haine interview Txomin Lorca, de LAB. « Nous faisons un bilan est très positif, et même dépasse les attentes que nous avions. Gipuzkoa est pratiquement arrêté, Bizkaia aussi ... bref, dans tous les domaines il y a eu une réponse importante. Il est remarquable que le résultat à Iruña (Pampelune) et de la zone, bien que ELA et LAB nous n’ayons pas la majorité, la participation à la grève a été massive et a même été rejointe par les délégués de la CCOO et UGT.

à suivre

Photos

http://www.flickr.com/search/show/ ?...

http://www.gara.net/argazki-galeria...

P.-S.

Les grands médias (TV, radios, agences, quotidiens en ligne), relayant la communication du patronat et de l’administration parlant de 20%, (voire de 12% selon le patronat qui parle d’un échec retentissant de la grève) de participation, sont fidèles dans leur rôle de minimiser l’importance de la grève comme de toute manifestation sociale ou politique dans l’ensemble de l’Etat espagnol. Si cette grève n’a pas été « totale », le chiffre de 20% semble totalement ridicule lorsque l’on voit les rideaux des commerces baissés, les entreprises fermées, le plus souvent évidemment dans des zones industrielles ou des villes moyennes où la presse ne s’empresse jamais d’aller. Enfin, pour les PSOE au pouvoir dans la Communauté autonome, cette grève n’était pas syndicale mais politique. Ce qui est une deuxième manière de vouloir l’affaiblir.

Les vrais bilans se feront un peu plus tard, lorsque les protagonistes auront récupéré toutes les informations sur cette journée.

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8 Messages de forum

  • de anonyme le Ven 22 Mai 2009 12:55

    Déjà que le concept de la grève générale d’un jour est quand même risible, mais alors quand cela s’accompagne de régionalisme avec tout ce que ca implique, dont pas mal de dérives et ou d’autres régions (qui ne font rien d’ailleurs mais qui approuve comme des juges) viennent soutenir tout ca c’est assez affligeant.

    Et l’argument de ouai mais ils se bougent, ils bloquent des voies etc... si l’ETA tabasse un patron, ou si des fachos bloquent eux aussi des voies ou manifestent j’en aurais vraiment rien à foutre et ne les soutiendrait jamais, et je sais que la limite est très mince entre régionalisme et identitarisme ou tout simplement pour moi le régionalisme ca ne remet pas grand chose en cause par rapport à la société, si c’est pour avoir une économie bien basque franchement...

    pris sur http://forum.anarchiste.free.fr

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    • De leo

      Ben ouais c’est vrai quoi, c’est risible, tout est risible hein ?

      Les syndicats des autres régions qui ne font rien ! L’UGTG (colonne vertébrale du LKP) qui ne fait rien ! Les syndicats galiciens ou asturiens qui ne font rien ! Et en plus ils approuvent, comme des juges ! La tehon !

      Sur le même site de l’OCL, j’y vois un autre article sur des luttes de préretraités des chantiers navals dans les Asturies (les quoi ?) et aussi de métallos de Galice (c’est où ?). Avec comme syndicats les plus en pointe voire même les seuls dans la bagarre à chaque fois, ceux qui sont « régionalistes ». Ben justement, faut pas non plus soutenir ces gens là ! Jamais. Ils ne le méritent pas.

      D’abord, les salariés qui défendent leur boulot, ça craint non ? Le boulot c’est quand même de la merde. Où des préretraités leurs indemnités : risible !

      Et puis gueuler contre la vie chère, comme en Guadeloupe ou ailleurs, c’est nul, notre vie n’a pas de prix !

      Et puis les sans-papiers qui veulent des papiers ? Nous les papiers on s’en fout, on n’en veut plus du tout.

      Et puis les basques, on s’en fout, ils n’ont qu’à accepter la domination espagnole. Comme les algériens qui voulaient l’indépendance, pffuttt !, franchement c’est nul. L’identité ça ne remet rien en cause, et le colonialisme, finalement ça a du bon. En tous cas on n’a pas à choisir. On n’a pas de patrie.

      Parlons même pas des Palestos ! Ils veulent créer un Etat ! Ils n’ont rien compris ! Hors de question de soutenir ces gens là, surtout, et là ils n’arrangent pas leur cas, qu’ils sont un peu trop musulmans. Nous on est contre les Etats et les religions.

      Non moi, je ne m’occupe que de moi, de mes idées, de celles de mes potes qui sont les mêmes. Et c’est rès bien comme ça parce ce qu’on pense, c’est du sérieux. Nos idées, elles remettent tout en cause, absolument tout, et radicalement hein, et c’est pour ça qu’on les aime, nos idées. Et qu’on ne supporte absolument pas tout ce qui ne leur ressemble pas.

      Une personne solidaire et ouverte

      pris sur http://forum.anarchiste.free.fr

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    • J’étais à Donostia le jour de la grève, au milieu de la manif .... et comme c’était un truc syndical ça craignait pas comme dans d’autres manifs où la Ertzaintza tire des balles de caoutchouc sur la foule ... le truc c’est comme c’était une grève généralisée, ne vraie, y avait aucun moyen de manger là-bas et on a dû aller du côté nord pour ça

      PS : pour l’énergumène ( anonyme, pour ne pas le citer) qui a mis un commentaire plus que ridicule et crétin, je crois qu’ils vendent des cerveaux en promo à Liddl en ce moment et aussi mon pote, lis un peu ça te ferai pas de mal

      Parpalhon

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      • de anonyme

        Désolé leo d’être anarchiste, de pas défendre le travail, le syndicalisme, le régionalisme, le capitalisme, etc... Bref j’ai l’impression d’avoir lu le figaro ou libé ou alors un politicien du NPA.

        En passant j’ai dit que la grève générale était risible quand elle durait qu’une journée, et quand elle défend le travail salarié aussi, libre à toi de pas approuver. Les espagnols aussi subissent la domination espagnole, y’a pas que les basques, tout le monde subit la domination, s’allier contre, ca c’est de la solidarité, c’est pas faire son truc dans son coin et flirter avec les identitaires plus que gerbant. Ou encore tuer nombre de gens qui n’ont rien à voir la dedans tout ca pour défendre son petit Etat de merde ou sa religion (car oui la religion qu’elle soit musulmane, juive ou n’importe quoi est un moyen de dominer les gens), libre à toi d’être solidaire de la misère. Eh oui désolé de penser que des gens qui défendent un Etat qu’il soit palestinien, algérien, ou je ne sais quoi d’autre,eh bien non je ne suis pas solidaire de leurs idées, car l’Etat qu’ils mettent à la place reste toujours un Etat de merde et de trop, alors non désolé mais défendre ca pour moi c’est pas possible : "je préfère une myriade d’Etats qui se gouvernent seuls qu’un énorme Etat qui décide de tout."

        Je ne veux ni un Etat qui décide de tout, ni plusieur Etats, c’est la même chose avec des différences qui ne représentent vraiment rien pour moi. L’Etat est une domination point barre. Sinon Dorhinell tous tes arguments j’espère que c’était vraiment de l’ironie...

        "PS : pour l’énergumène ( anonyme, pour ne pas le citer) qui a mis un commentaire plus que ridicule et crétin, je crois qu’ils vendent des cerveaux en promo à Liddl en ce moment et aussi mon pote, lis un peu ça te ferai pas de mal"

        C’est bien ca me réconforte sur la pauvreté des arguments des adeptes des libérations nationales. D’autre part jouer l’intello, l’expert, en disant allez va lire c’est plus que pitoyable, comme si lire fesait tout comprendre, les fafs lisent aussi l’ami. D’autre part tu ne me connais pas, j’ai peut ête lu la même chose que toi et je pense juste différemment (en anarchiste rajouterais je pour la provocation facile et gratuite), donc merci de garder les, tu n’es pas assez conscient pour toi.

        Et si le seul argument c’est la répression, je peux te montrer aussi une manif faf réprimé, un pédophile en taule, un maquereau etc... et après, es tu solidaire de leurs actes et de leur facon de penser ?

        anonyme

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        • de Parpalhon

          anonyme a écrit :

          Les espagnols aussi subissent la domination espagnole, y’a pas que les basques, tout le monde subit la domination, s’allier contre, ca c’est de la solidarité, c’est pas faire son truc dans son coin et flirter avec les identitaires plus que gerbant.

          je crois que tu ne connais ABSOLUMENT rien au mouvement abertzale, parce que en étant marxiste internationalistes je vois pas comment ces types vont flirter avec des identitaires ... d’ailleurs dans l’état espagnol les fachos sont la plupart du temps espagnolistes ( et oui, bizarrement Franco n’aimait pas les basques)

          anonyme a écrit :

          Ou encore tuer nombre de gens qui n’ont rien à voir la dedans tout ca pour défendre son petit Etat de merde ou sa religion (car oui la religion qu’elle soit musulmane, juive ou n’importe quoi est un moyen de dominer les gens), libre à toi d’être solidaire de la misère. Eh oui désolé de penser que des gens qui défendent un Etat qu’il soit palestinien, algérien, ou je ne sais quoi d’autre,eh bien non je ne suis pas solidaire de leurs idées, car l’Etat qu’ils mettent à la place reste toujours un Etat de merde et de trop, alors non désolé mais défendre ca pour moi c’est pas possible : "je préfère une myriade d’Etats qui se gouvernent seuls qu’un énorme Etat qui décide de tout." Je ne veux ni un Etat qui décide de tout, ni plusieur Etats, c’est la même chose avec des différences qui ne représentent vraiment rien pour moi. L’Etat est une domination point barre.

          déjà la critique du terrorisme, de la part de hippies je comprendrai, mais de la part d’anars nan je comprends pas .... en plus, quand on voit qu’au Pays Basque, à l’heure actuelle, des militants politiques disparaissent dans la nature ou se font torturer dans les prisons de la Guardia, ou se font emprisonner pour installer une sono, eh ben je dis que le terrorisme il vient plutôt de l’état espagnol ... et que ce que font ETA ça n’a rien à voir ... que la population basque a plus peur de la Ertzaintza cagoulée que des 3 types qui tirent dans la nuque de patrons pourris ....

          Pour ce qui est du problème entre l’anarchisme et la "libération nationale" j’en ai marre des discuter avec des boulets, de me faire traiter de sale nationaliste, raciste ... donc soi tu t’informes sur le truc, soi tu restes inculte ...

          Pour info, j’y cru comprendre qu’il y a beaucoup de squatts au Pays Basque ... c’est pas un concept anar le squatt ?

          anonyme a écrit :

          C’est bien ca me réconforte sur la pauvreté des arguments des adeptes des libérations nationales. D’autre part jouer l’intello, l’expert, en disant allez va lire c’est plus que pitoyable, comme si lire fesait tout comprendre, les fafs lisent aussi l’ami. D’autre part tu ne me connais pas, j’ai peut ête lu la même chose que toi et je pense juste différemment (en anarchiste rajouterais je pour la provocation facile et gratuite), donc merci de garder les, tu n’es pas assez conscient pour toi.

          j’ai pas argumenté une seule fois l’ami, et j’en ai pas envie ... tu vois, toutes les semaines je me fais insulter par des boulets comme toi par ce que je parle occitan ... mercredi dernier y a même un type qui m’a dit que je suis fermée à parler occitan, et quand je lui ai dit que je parle au moins 5 langues le mec il a cloué son bec ...

          j’ai absolument aucune leçon à recevoir en matière d’ouverture sur les autres cultures, j’ai vécu à l’étranger, et si aujourd’hui je reviens vers mes racines c’est justement parce que je suis consciente de la diversité culturelle, que je la souhaite ...

          Après en matière d’anarchisme, pour ton info il existe ou il a existé des orgas libertaires et qui se revendiquent bretonnes, ou basque, ou catalanes ou occitanes .. ou Ukrainienne ^^ et ces gens là ont fait un million de fois plus que le pauvre petite mouvement anar franco-français qui ne sait même plus ce qu’est la lutte de terrain ...

          anonyme a écrit : Et si le seul argument c’est la répression, je peux te montrer aussi une manif faf réprimé, un pédophile en taule, un maquereau etc... et après, es tu solidaire de leurs actes et de leur facon de penser ?

          ouai t’es sur la bonne voie mon gars, compare les tortures que subissent les jeunes basques et les décennies d’années de prison sans jugement juste à la taule que fait un pédophile

          De http://forum.anarchiste.free.fr/

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          • Grève générale au Pays basque 27 mai 2009 22:48, par chazoff

            je ne suis pas sûr de l’intérêt de cette succession de messages repris du forum anarchistes. J’ai comme l’impression que le travers "les anars causent aux anars" en fonction de l’orthodoxie de "la famille" est plus pénible qu’autre chose, et n’apporte pas grand chose à ce site, où les échanges sont généralement de bonne tenue, parce que justement pas marqués du sceaux de la bonne pensée...

            Peut être que signaler qu’un débat sur ce thème existe sur ce forum serait suffisant ?

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            • Grève générale au Pays basque 29 mai 2009 12:21, par sympathisant communiste libertaire

              Je suis d’accord avec la remarque précédente. Le site de l’OCL publie globalement des textes de qualité, qu’ils soient purement informatifs (et donc avec peu de recul en terme d’analyse) ou qu’ils parviennent à argumenter un ou plusieurs points de vue sur une thème de fond. Et généralement, les réactions de lecteurs sont également d’une certaine qualité ce qui ne peut qu’enrichir le site et donner envie de le consulter.

              Or les messages circulant sur certains forums (anarchistes ou autres) sont globalement d’une grande pauvreté. Malgré les efforts de quelques uns pour essayer d’élever le débat ou la qualité des échanges, je remarque que ceux-ci retombent toujours dans la facilité, la pauvreté du propos, entre “impressions”, petits textes d’“humeur”, et échanges de propos peu argumentés, réactifs, et qui confinent souvent au dialogue de sourds…

              En d’autres termes, il serait dommage de trop “rapatrier” des échanges qui n’apportent pas grand-chose, qui ont tendance à tirer la discussion vers le bas et de la déplacer sur autre chose que son contenu initial. C’est le propre des “débats” qui ne sont pas un minimum cadrés, qui partent dans tous les sens…

              Par exemple quand cet “anonyme” parle de l’ETA, du régionalisme, de l’identitarisme (sic !), etc… alors que de tout cela il n’en est pas fait mention dans le compte rendu (surtout factuel) de cette journée de grève de 24h au Pays basque sud où il est surtout question de débrayages, de manifs, de rassemblements, sur des objectifs plus sociaux que directement liés à la situation politique du Pays basque dans l’Etat espagnol.

              On s’égare dans autre chose, dans les phobies de certains anars qui ne supportent pas que le « réel » ne s’accorde pas à leurs idées, idées qu’ils fétichisent, avec lesquelles ils n’ont pas de distance critique, sans doute parce qu’elles les rassurent et qu’elles sont constitutives de leur identité ! Car au passage, s’il y a des “identitaires”, c’est bien chez les anars avec leur folklore, leur look (drapeaux, autocollants, pin’s, T-shirts, symboles - A cerclé, chat noir…-), leurs grands ancêtres et leur recherche éperdue de miroirs : rien ne semble plus important pour certains que d’être vus, remarqués, reconnus… Car l’identité, c’est toujours une image de soi, non ?

              Quant aux idées qui “rassurent”, on sait qu’elles ne peuvent pas être des instruments critiques car la critique n’est jamais rassurante, elle déstabilise, elle montre les impasses et les contradictions de nos modes d’action et de pensée. Sinon elle ne sert à rien ou ne vise qu’à confirmer toujours ce que l’on sait déjà…

              Car ils disent lutter contre l’Etat en général, le nationalisme en général, le travail salarié en général, les frontières en général, la domination en général. Or, le “en général” n’existe pas : il n’“existe“ que comme concept, dans une chaîne conceptuelle, abstraite, générale… à laquelle il n’est possible que d’opposer une contre-série de concepts ; ça s’appelle de l’idéologie, et cela existe chez les “anarchistes” comme chez les “marxistes”. Et cela conduit généralement les révolutionnaires à s’imaginer “faire la révolution” de leur côté, à être eux-mêmes et eux seuls ceux qui vont abattre le capitalisme et la domination, etc. et donc à complètement mésestimer les dynamiques locales, les rapports de forces incertains, les ruptures partielles dans le consensus ou l’ordre social…

              C’est finalement le ressort de tous les volontarismes poussés à l’extrême, avec son imaginaire un peu parano : non seulement il y a “eux “ et le monde mais aussi il n’y a jamais de victoire partielle car seule compte la victoire finale, les défaites n’en sont pas ou alors ne peuvent être que le résultat de défections et de trahisons de tous ceux qui ne sont pas assez révolutionnaires, etc. D’où absence de bilan, de débats…

              Essayons de rester sur le terrain politique, qui est de toute évidence le plus difficile à “tenir”, le plus précaire, car il doit se frayer un chemin entre deux domaines de réassurance, deux champs de certitudes : d’un côté l’idéologie (la radicalité politique comme posture ou simplement une pensée qui bégaie et tourne en rond) et, de l’autre, le tout venant des luttes et des mouvements de contestation sociale (l’opportunisme inconsistant où la pensée critique, politique, se rabat sur les revendications basiques et s’y confond).

              Mais là, c’est peut-être moi qui m’égare et déplace le sujet… Comme quoi. Ou qui peut-être cherche spontanément à l’élargir.

              Amitiés

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              • Ce 21 mai a été une journée de lutte en terre basque, de protestation et de grève contre le modèle économique qui nous a conduit à la crise qui frappe maintenant les travailleurs. Son appel, toutefois, n’a pas été exempt d’une grande polémique. Le fait que les syndicats à l’initiative de cet appel - ELA, LAB, ESK, STEE-EILAS (Education), EHNE (agriculture) et HIRU (Transports) - sont partie prenante du milieu nationaliste a donné des ailes à l’argument disant que cet appel à la grève répondait à des raisons purement politiques. C’est ainsi que cela a été interprété à la fois par les institutions et différentes formations politiques. Plus grave est le fait que deux confédérations syndicales, l’UGT et les CCOO, ont souscrits à ces considérations, ont refusé de participer et ont agi en "briseurs de grève". Cela a aidé à forger l’image d’une grève abertzale dont l’objectif aurait été essentiellement de créer des problèmes au nouveau Lehendakari socialiste.

                Mais la réalité laisse apparaître des raisons plus pressantes pour les gens ordinaires. Chômage. Licenciements. Plans sociaux. Remises en cause du droit du travail. Augmentation de la journée de travail. Gel des salaires ... Tout cela et bien d’autres raisons qui mettent en évidence la nécessité d’une grève générale, de classe. C’est l’analyse de la CNT, qui a soutenu la mobilisation. "Depuis des mois, la CNT a opté pour une grève générale en réponse à la crise sociale", commence la déclaration de la CNT Bizkaia. Le texte contient également, en reconnaissant que le conflit politique particulier de la région a une influence sur tout, une bonne critique de la manière dont cette grève a été convoquée. "Cet appel à la grève générale aurait du être fait bien plus tôt et il aurait été plus correct s’il avait été précédé par des mobilisations communes car la crise a éclaté il y a plusieurs mois."

                D’autres entités politiques et syndicales ont également opté pour elle. Dans ce sens, il est à noter la déclaration de la CGT- Nafarroa, disant que “nous voulons générer un effet de contagion qui étende la riposte [...] Le but ultime que nous poursuivons est d’obtenir l’appel à une grève générale au niveau de l’Etat espagnol, qui peut être un outil puissant et réel pour faire pression sur le principal acteur dans le contexte politique, social et législatif, à savoir le gouvernement central.” S’est également positionné en faveur de la grève, le mouvement HERRIAabian !, plate-forme qui prône le changement social en Euskal Herria, avec la conviction que “c’est le modèle économique qui prévaut qui nous a amené à la situation actuelle, et que pour cela, c’est le modèle qu’il faut changer pour affronter la réalité des problèmes sociaux et économiques.”

                Sous le slogan “Leur crise, qu’ils la paient” les mobilisations ont commencé. Les données fournies par le gouvernement et le patronat, qui parlent d’une faible participation, ont été démenties par les faits. Des faits qui montrent que des milliers de personnes ont paralysé les villes de manière pacifique. Des sites aussi emblématiques que la Gran Via de Bilbao, la place de la Blanca à Gasteiz, le boulevard de Donostia ou la Plaza del Castillo d’Iruñea ont été prises et occupées par les manifestants. Beaucoup de magasins sont restés fermés dès le matin. Dans les zones industrielles on a pu souligner le travail effectué par les piquets de grève. Autre démonstration de l’importance de la grève a été la vigueur avec laquelle a agi la Ertzaintza (police basque), se soldant par trois blessés par des charges policières et cinq manifestants arrêtés. Selon le secrétaire de l’action syndicale à la CNT-AIT, la police autonome basque a tenté d’intimider et de restreindre le droit de grève par le biais de contrôles d’identité arbitraires, des menaces de poursuites, etc. Quand les mensonges cessent de produire leurs effets, il reste la contrainte.

                Le 21 mai a vu une grève sociale portée par les préoccupations des travailleurs. Bien au-delà de qui occupe le siège de la Lehendakaritza (présidence de la Communauté autonome), en surmontant les divisions qui sont souvent la cause sous-jacente du conflit politique dans ce pays, l’objectif ultime de cette grève a été une attaque contre un système qui alimente la crise dans laquelle nous sommes plongés. Maintenant, la seule question posée est de savoir quand elle aura lieu au niveau de l’ensemble de l’Etat espagnol.

                Article publié sur le site Alasbarricadas, le 22 mai 2009, lendemain de la grève.

                http://www.alasbarricadas.org/noticias/?q=node/10757

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