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ESPAGNE

GREVE DES MINEURS

actions de solidarité à Boulogne-sur-mer et actualisation du mouvement

vendredi 13 juillet 2012, par admi2


Voir en ligne : http://oclibertaire.free.fr/spip.ph...

11 juillet. Petite action hier soir à l’entrée d ’un concert d’ Higelin : banderole + tracts. Bon accueil dans l’ensemble, un peu de discussion, public plutôt quinqua de la gauche culturelle locale.

11 juillet

En Espagne, ça a chauffé. Les leaders syndicaux UGT et CCOO ont rappelé que c’était une manif pacifique mais les mineurs ont chargé les flics qui ont eux-mêmes chargés, lancers de pierres contre le ministère. Selon le SAMUR (SAMU local), 23 blessés, 6 flics, 5 personnes et 12 mineurs.

Les syndicats ont annoncé une nouvelle manif nationale le 21 juillet prochain mais contre tpoutes les réformes gouvernementales. En effet le premier ministre Rajoy vient d’annoncer, pour faire face aux exigences européennes, de nouvelles msures : baisse des allocations chômages, IVA (TVA espagnole qui va passer de 18% à 21 % , suppressions de certaines primes pour les fonctionnaires, fin de la défiscalisation lors de vente de biens immobiliers...). Les mineurs escortés par les flics jusque keurs bus, la place face au minstère est déjà en cours de nettoyage. Selon le ministère de l’intérieur il y avait des groupes anti-système infliltrés dans la manif ! (c’est partout pareil vous voyez)

Les grosses centrales reprennent donc la main, se désolidarisent des violences minières, et se lancent dans une stratégie de la journée perlée... ça vous rappelle un autre pays ?

11 juillet. Petite action hier soir à l’entrée d ’un concert d’ Higelin : banderole + tracts. Bon accueil dans l’ensemble, un peu de discussion, public plutôt quinqua de la gauche culturelle locale.

La Mouette Enragée solidaire de la Marée Noire Espagnole

Aujourd’hui et après plus de deux semaines de marche à travers le pays, les mineurs espa- gnols manifestent à Madrid rejoints par une importante partie de la population et d’au- tres secteurs en lutte. Depuis plus d’un mois, ils sont en grève totale et illimitée sur le carreau des mines d’Asturies du Léon, de Castille et d’Aragon. La raison : pour satisfaire aux intérêts des capitalistes, l’Etat veut liquider le secteur des mines en baissant de 64 % les sub- ventions allouées. Suite à de nombreux plans de restructurations (un tous les trois ans depuis 1980) le nombre de mineurs est passé de 30 000 à 3 000. Ces trois milles postes représentent environ 12 000 emplois induits qui disparaîtraient définitivement avec la fermeture des mines. L’Etat espagnol signe ainsi l’arrêt de mort de régions entières et des populations qui y vivent sans avoir pris la peine de penser un tant soit peu leur reconversion.

Mais c’est sans compter sur la résistance farouche des populations locales. La réaction syndi- cale d’abord mais surtout populaire ne s’est pas fait attendre : grève totale dans les régions concernées, enfermement de mineurs au fond des puits, blocages des axes de transport du charbon, affrontements avec la police, marches vers les capitales régionales d’abord puis vers Madrid ensuite avec la " Marée Noire " qui arrive aujourd’hui.

Exprimer notre solidarité avec le mouvement des mineurs espagnols c’est reconnaître dans leur lutte la résistance à la logique qui, ici aussi, entend nous écraser sur l’autel du profit. Car, au delà de la défense immédiate de leurs conditions d’existence, les mineurs s’opposent plus glo- balement encore à l’offensive générale que livre dans le contexte actuel de crise, le capital cont- re l’ensemble du prolétariat en Espagne, en Europe et dans le monde Cent trente boîtes ont fermé dans l’hexagone depuis le début de l’année et le pire est à venir ! Les plans sociaux frap- pent tous les secteurs : automobile, métallurgie, services, etc... des milliers de licenciements sont déjà programmés par le patronat. Voilà pourquoi leur lutte est la notre et appelle notre solidarité. Cette lutte pourrait donc revêtir un caractère décisif. L’Etat espagnol l’a compris. Il sait cette fois ne pouvoir céder. Reculer en cette période pourrait ouvrir la voie au cortège de revendica- tions portées par les différents secteurs qui se sont massivement mobilisés en mars contre la réforme du travail. Les mineurs, pour leur part, ont bien conscience de jouer dans cette partie bien plus que la défense d’un simple travail.

Le gouvernement parie sur l’usure du mouvement et un épuisement après le 11 juillet. Mais la multiplication des conflits dans toutes les branches d’activité et le marasme du tourisme place les autorités au pied du mur : la dette ou la vie. Le silence médiatique organisé appelle une solidarité en dehors de l’Espagne car cette lutte dépasse la seule " indignation " contre le capi- talisme, elle répond concrètement, sur une base de classe et de manière offensive à la dicta- ture des patrons et des banquiers.

Ces combats sont les nôtres à Oviedo comme à Boulogne, solidarité effective contre les patrons et l’Etat.

Boulogne sur Mer le 11/07/2012

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Samedi 7 juillet 2012 Actualisation - Construisons la solidarité avec les mineurs espagnols en lutte

Nous poursuivons nos actions de soutien aux mineurs espagnols (pour le début, voir ici). Mardi 3 Juillet, à l’occasion de l’arrivée du Tour de France à Boulogne sur mer, nous avons redéployé une banderole de soutien avec cette lutte au dessus de l’autoroute A 16 entre Boulogne-sur-mer et Calais. Les automobilistes étaient nombreux et l’accueil plutôt favorable à l’écoute des nombreux klaxons et à la vue des pouces levés.

Les informations qui nous parviennent d’Espagne sur le mouvement de lutte des mineurs recouvrent pour la plupart d’entre-elles un caractère factuel. Le point de vue énoncé dans le communiqué qui suit et produit par le syndicat CNT-AIT de Léon, apporte quelques éléments qui dépassent le seul recensement des affrontements quotidiens et l’avancée de la Marche sur Madrid.

Au delà des banalités d’usage sur le rôle et la fonctions des médias, c’est, en filigrane, la stratégie qu’emploie l’État pour atomiser et déstructurer une communauté qui est ici évoquée au travers de l’ exemple des bourses d’étude proposées aux enfants de mineurs. C’est également la question du coût de la production de l’énergie, de son utilité sociale et de son impact environnemental qui est posée dans ce point de vue. Des éléments essentiels que les mineurs eux mêmes n’ont de cesse d’évoquer lorsqu’ils dénoncent l’absence totale de perspective d’avenir pour les régions où ils vivent.


Jeudi 28 juin 2012 Construisons la solidarité avec les mineurs espagnols !

Le Nord de l’Espagne connaît depuis plusieurs semaines, une grève des mineurs de charbon de grande ampleur. En effet, à l’annonce de la réduction de 60% des subventions gouvernementales versées a l’industrie minière, les mineurs ont répondu par des blocages massifs de routes et voie ferrées, occupations de mines et manifestations. Environ 8000 postes sont en jeu, ainsi qu’en ligne de mire la fermeture progressive des mines. Des villages entiers des provinces des Asturies, de Castille, de Leon et d’Aragon sont touchés par cette mort accélérée de l’industrie minière. Mais au delà de la défense immédiate de leurs conditions d’existence, les mineurs s’opposent plus globalement encore à l’offensive générale que livre dans le contexte actuel de crise, le capital contre l’ensemble du prolétariat en Espagne, en Europe et dans le monde.

Cette lutte pourrait donc revêtir un caractère décisif. L’Etat l’a compris. Il sait cette fois ne pouvoir céder. Reculer en cette période pourrait ouvrir la voie au cortège de revendications portées par les différents secteurs qui se sont massivement mobilisés en mars contre la réforme du travail. Les mineurs, pour leur part, ont bien conscience de jouer dans cette partie bien plus que la défense d’un simple travail. La fermeture des mines signerait la destruction pure et simple de leur mode de vie, l’éradication d’une organisation sociale et collective héritée de décennies de luttes avec pour chacun d’eux, en perspective, le cortège d’épreuves personnelles qui ne manque jamais de s’abattre en pareille circonstance. La forte mobilisation des femmes et compagnes de mineurs de ces derniers jours en exprime la conscience bien acquise.

Il reste à observer dans les temps à venir le rôle que vont jouer les organisations syndicales officielles : CCOO/UGT. Une certaine autonomie semble pour le moment caractériser le mouvement, en particulier dans le choix et la manière de mener les actions sur le terrain : blocages de routes, barrages, etc... Le déroulement de la “Marche Noire” et son issue ne manqueront pas de nous renseigner sur la question...

Pour notre part, en relayant quelques textes et vidéos aux vues de la tournure que prend cette lutte, nous souhaitons apporter notre soutien et exprimer notre solidarité envers les femmes et les hommes engagés dans ce mouvement contre l’Etat et le patronat espagnol.

Plus concrètement, nous entamons une série d’actions afin, déjà, de rendre localement visible cette lutte. La première s’est déroulée le mercredi 27 juin au matin. Une banderole fut déployée au dessus de l’autoroute A 16 entre Boulogne-sur-mer et Calais. D’ autres suivront. D’ores et déjà, nous engageons celles et ceux qui souhaitent débattre et envisager collectivement des suites à cette action à nous contacter à l’adresse de la Mouette :

lamouette.enragee@wanadoo.fr


Document pour la reflexion

Soutien et réflexions autour du conflit minier. Lundi 18 juin, Syndicats de la CNT-AIT de Léon

Nous assistons toutes ces dernières semaines à un nouveau retour d’une des luttes ouvrières les plus historiques de notre pays, la lutte minière. Ce n’est pas la première, et ce ne sera probablement pas la dernière, car le secteur de la mine, bien qu’en récession, a encore beaucoup à dire. Toutefois, bien qu’il se caractérise par des affrontements bien plus sanglants que ceux que nous sommes habitués à voir, il n’est pas retransmis dans les média de communication avec l’honnêteté qu’il mérite. Nous ne parlons pas ici de quelque chose qui doit nous surprendre, ceux qui pensent qu’il s’agit de médias neutres qui cherchent la vérité de l’information, comme ils s’en auto caractérisent eux-mêmes, sont plein d’illusions. Les mass-media sont au service du capital et de ceux qui gouvernent le pays, c’est-à-dire ceux qui les payent et les financent qui ne sont pas différents de ceux qui tirent les fils de la politique et de l’économie, chefs d’entreprises et politiques. Il est important de se poser le problème, avant de lire le journal ou regarder le journal télévisé, si réellement ces journaux cherchent la vérité, ou la changent et tentent d’orienter dans la mesure du possible la pensée de la société vers leurs intérêt. Et quels sont les intérêts de l’état et du capital, des politiques et chefs d’entreprises, en cette période de crise économique et financière ? Probablement que leur priorité, n’est pas de nous l’expliquer ouvertement ni de façon subtile, c’est la lobotomisation de la population, donner de l’opium au peuple pour qu’il ne se réveille pas et ne soit pas conscient de la force qu’il a dans ses mains, que la richesse et la production mènent à ceux qui travaillent, c’est-à-dire les travailleurs, alors que les politiques et chefs d’entreprises goûtent seulement au luxe du travail d’autrui.

Football, Grand frère (émission de TV) ..., on nous donne tout type de distraction pour notre temps libre alors qu’à peu de kilomètres de nos maisons est en train de se produire d’authentiques batailles rangées entre mineurs et policiers, comme si nous étions remonté de 70 ans et étions dans les temps du maquis. Cependant à peine quelques miettes dans les journaux télévisées et la presse écrite. Jusqu’il y a peu de temps, et encore maintenant, l’esprit de la lutte ouvrière est vivant. Nous ne devons pas oublier que les droits dont jouissaient les travailleurs jusqu’il y a peu d’années (car ils sont tristement en recul) ont été obtenus avec la sueur et le sang de nos grands-parents. La journée de 8 heures et les week-end ne furent pas octroyés par la bonté d’un quelconque patron, mais par les exigences des travailleurs en lutte qui pour cela ont subi des violences. Pour ces mêmes raisons, la lutte que mènent les mineurs des Asturies et Léon mérite tout notre respect quelques soient les critiques que nous pouvons faire sur ses fins. Il est question d’une lutte de travailleurs pour garder leurs poste de travail, le futur de leurs familles et de leur terre, car dans les bassins miniers il n’y a rien d’autre que la mine, comme ils le disent. Une lutte de base, de ceux qui travaillent, et dans la rue, pas une négociation de leaders syndicaux dans les bureaux du patronat. Le bras de fer que les mineurs maintiennent avec le gouvernement et son bras armé, police et garde civile, est exemplaire quant aux formes. Il est question d’une défense légitime de leur futur, contre un décret qui ne tient pas compte de ce même futur. Pour cela, nous ne devons pas prendre l’usage de la violence comme gratuite mais bien comme un moyen de se défendre face à une agression. S’ils nous parlent avec violence, nous répondrons de la même façon. Misère, expulsions, salaire de merde, horaires démentiels, accidents du travail, coupes budgétaires, privatisations, ça c’est de la violence.

Les mineurs ont un taux de syndicalisation de 90 % voire plus, et beaucoup de leurs luttes se sont caractérisées par un affrontement direct. Le SOMA (Sindicato de Obreros Mineros de Asturias) [membre de la FITAG UGT, voir leur site internet : http://www.somafitagugt.es/ ,leur page parle principalement de la marche noire] appartient aux syndicats majoritaires même s’il a souvent été considéré comme « dissident syndical » c’est-à-dire que sa trajectoire n’a pas suivi les voies ordinaires sinon que d’une manière ou d’une autre ils ont décidé de leur lutte de manière horizontale. Dans ce cas, malgré la présence d’expressions syndicales majoritaires, il n’apparaît pas que les coupures de routes furent pré-négociées comme nous l’avions connu dans d’autres conflits miniers. Dans ce cas il n’apparaît pas que les syndicats élèvent leur voix chantante, sinon que ce sont les travailleurs, bien qu’affiliés aux syndicats « ouvriers-vendus », qui luttent pour leur futur travail, comme la logique doit être. Dans une autre part, on aperçoit dans les médias d’information alternative que la lutte maintenue jusqu’à ce moment avec le gouvernement est relativement équilibrée, y compris dans certaines occasions nous avons vus les policiers qui furent obligés de se retirer. Cela est-ce possible ? Est-ce que les mineurs ont bu dans la marmite ? Peut-être que l’idée la plus logique est que le gouvernement ne souhaite pas promouvoir un affrontement sévère, mais probablement jouer l’usure, de façon que ne se voit pas trop la violence policière, chaque fois plus dans les bouches de tout le monde. Pour autant, de la même manière que nous pouvons dire que l’esprit et les formes de la lutte en cours sont très positifs, nous pouvons dire aussi que les objectifs qui se perçoivent dans celle-ci ne sont pas aussi admirables qu’il y paraît. Il existe quelques aspects qui nécessitent une analyse avant de soutenir la lutte les yeux fermés.

En fin de compte, le conflit a surgi car les subventions pour la mine ont été réduites substantiellement dans les budgets de l’état, signé jusque la fin de l’année 2018. Dans ces dites subventions, une partie très importante du budget était destiné à la reconversion du secteur, c’est-à-dire, pour théoriquement créer de nouveaux secteurs productifs dans les zones minières qui pourraient se substituer lentement à la mine et ils existaient des opportunités dans ces régions. Ce type de subventions existe depuis de nombreuses années, car cela fait plusieurs années qu’il était prévu de démanteler le secteur petit-à-petit. Le grand problème qui surgit aujourd’hui est que ces fonds pour la reconversion n’ont pas été utilisés à reconvertir quoi que ce soit. Actuellement, les mineurs luttent pour proroger les fonds qu’ils n’ont pas reçu plus qu’au titre de salaire et qui vont directement aux entreprises minières, non au secteur minier et ses travailleurs, nous croyons que c’est eux qui doivent créer de nouvelles alternatives avec ces dits fonds. Toutes les subventions reçues ont servi pour maintenir le secteur, pour rénover des machines mais cela n’a pas créé de futur dans la région. Dans tous les cas, elle on été converties en bourse pour études des enfants de mineurs, routes, universités et complexes omnisports. Il ne nous paraît pas que maintenir les subventions soit une solution au problème, d’autant qu’elles n’étaient prévues que jusque l’année 2018. Dans le cas où les mineurs gagnent la lutte, que se passera-t-il après 2018 pour les contrées minières ? Les gens d’ici devront émigrer, comme dans tant d’autres lieux où les mines furent démantelées. Malgré les potentialités du territoire, il ne se passe rien. Malgré les luttes, le futur de la population des bassins est aussi noir que le charbon. A partir de cela, peut-être que la solution passe par exiger du gouvernement et des entreprises minières que la richesse générée par le secteur de la mine soit utilisée dans une réelle reconversion vers d’autres secteurs, dans les mains de ceux qui vivent de ces terres. Les grandes entreprises du charbon nationales continueront à garder leurs privilèges quand la mine disparaîtra alors que la population qui habite ces terres devra partir. Ce fait est intolérable et toute la richesse générée est la propriété des travailleurs, qui ont maintenant la responsabilité d’exiger de l’avoir en propre pour créer des opportunités en dehors du charbon. Nous ne voulons pas de chefs d’entreprises qui se félicitent eux-mêmes pour payer leurs travailleurs en période de grève, il n’y a pas besoin de fils de mineurs universitaires qui devront partir dans d’autres lieux pour travailler, sans futur pour les peuples miniers. Une autre alternative que pose la lutte est d’exiger du gouvernement que les entreprises d’électricité utilisent le charbon national. Un autre pourcentage des subventions à la mine que nous avons auparavant commenté est utilisé à cela et l’argument de ceux qui veulent les démanteler d’un trait de plume est que le charbon national n’est pas rentable. Actuellement et depuis quelques années, le secteur minier en Espagne nécessite des aides pour être soutenu, car il est vendu aux entreprises d’électricité meilleur marché que ce qu’il coûte. Cela pour que le charbon espagnol soit compétitif avec le charbon étranger produit dans des pays comme la Chine. Le libre marché fait qu’il est bien plus rentable d’acheter le charbon d’autres lieux du monde que consommer celui de terres proches. Et pourquoi est-ce meilleur marché ? Pour des raisons aussi simples que les conditions de travail sont plus précaires et les salaires plus bas. Et tout cela malgré les coûts de transport.

En résumé, notre pays est en crise et le gouvernement fait des coupes, car pour lui cela ne vaut pas la peine de maintenir les entreprises minières espagnoles d’autant qu’il ne s’agit pas d’un négoce rentable. Malgré tout les entreprises d’électricité continueront à consommer du charbon, évidemment étranger, produit dans des mines où les gens sont empoisonnés pour un salaire de merde et des conditions lamentables. Il est possible que nous devions commencer nous-même à proposer que le monde du libre commerce n’a aucun sens. La responsabilité sociale ne peut nous permettre de consommer une énergie qui est produite à des milliers de kilomètres dans des conditions de semi-esclavage, parce qu’il est de la responsabilité de tous de fournir une consommation locale en assumant les coûts réels de sa production. La démesurée et croissante consommation énergétique actuelle manque de logique dans un monde où les ressources sont finies. La croissance qui est présentée par les états comme seule alternative à la crise est une sentence de mort maintenant que les ressources que contient la planète sont limitées et accessibles seulement à quelques uns. Les pays développés doivent assumer la responsabilité de leur consommation réelle et cesser de vivre sur le dos des pays pauvres, de leurs bas coût de production, sur le dos de la vie des travailleurs et de la santé environnementale de leurs terres. Pour cela, si nous décidons de consommer du charbon, car notre consommation énergétique l’exige, qu’au moins il soit produit localement, que nous assumions le coût réel de sa production et l’impact environnemental qu’il produit. Seulement dans ce cas nous pouvons commencer à envisager qu’une consommation aussi démesurée n’est pas nécessaire mais qu’elle est préjudiciable et nocive.

Traduction effectuée par la Mouette Enragée à Boulogne-sur-mer


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