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Nouvelles de Grèce

vendredi 12 décembre 2008

Vendredi matin

Première nuit calme depuis une semaine

Hier soir manif pas nombreuse à Athène avec incidents divers aux quatre coins de la ville. Encore une fois, c’est à Salonique (Thessalonique) - 800 000 habitants dans l’agglomération urbaine - que les manifestants ont été les plus nombreux (Athènes : 3,8 millions d’agglomération urbaine) – Grèce 11 millions.

La presse grecque, en particulier Ta Nea (proche du Pasok socialo) insiste beaucoup sur les actions de solidarité hors de Grèce montrant ainsi aux gouvernements européens le « danger » de contagion. Dans la presse française la plus nulle (Libé en tête) l’analyse se résume à « Athènes c’est le 93 ». Or encore une fois, l’équation est plus que simpliste. L’ennui c’est que cette simplifiation fleurit aussi dans les écrits et les sites dits » autonomes » ou autres. Emeutes, coktails tout pareil !

L’ennui c’est qu’on a peu d’information sur ce qui se passe en amont des syndicats (plus puissants qu’en France, 30 % de syndiqués) dans les quartiers populaires et les entreprises. (le quartier de l’université à Athène n’est pas un quartiers populaire…) N’oublions pas que la Grèce est maillée de myriades d’organisations politiques d’extrême gauche (beaucoup plus qu’en France, c’est lié au passé après la guerre, résistance, attitude de l’URSS, lutte armée, gouvernement fascistes etc.) qui sans être « de masse » ont suffisamment d’adéhrent pour faire vivre une presse.

Autre ennui : les anarchistes… je trouve rien ou presque sur leur orientation stratégique. Ils n’ont que peu de presse, eux. En tout cas pas de périodicité permettant de disposer de réflexions sur le mouvement.

Hier Patras

Des témoins rapportent rapportent qu’au moins 5000 personnes ont pris la rue pour la manifestation appelée par les occupants de l’université, en réponse aux récentes attaques coordonnées menées par la police et les fascistes. Un témoin oculaire a déclaré que ce fut "l’une des plus belles démonstrations à laquelle j’ai jamais été. L’atmosphère était tout simplement incroyable, un nombre sans précédent de personnes dans les rues ... La police anti-émeute était encore dans la rue, avec les hordes de leurs « undercovers », mais les manifestants les ont fait paraître aujourd’hui beaucoup plus faible ". Les gens se sont concentrés sur la Plaza de Olga où les jeunes et les agriculteurs-commerçants ont échangé entre eux comme des alliés. Des commerçants ont informé les étudiants qu’ils avaient vu les « Onnedites » (Membres du grepupe fasciste O.N.N.E) (environ 50 commencer à rassembler dans après-midi à Patras,et qu’ils venaient par train en provenance d’autres villes. Il n’y a pas de dommages à l’commerces de proximité. Ces agriculteurs commerçants commencent à manifester de la sympathie pour le mouvement, eux qui sont en but au contrôle policier et au racket de l’Etat par le biais des autorisations de vendre.

Autre témoignage sur Patras (180 000 habitant, est du Péloponèse, troisème ville du pays)

Ce sont des fascistes, des policiers en civil qui sont les "citoyens indignés", ciblant les petites entreprises, qui ont attaqué des magasins et des manifestants à Athènes, en Crète, Patras, Thessalonique .... Dans la ville de Kavala, anarchistes et anti-bas et battu secret "déguisées" au cours de la démonstration ce matin, parmi de nombreux gaz lacrymogènes et un cocktail Molotov à la Banque de Grèce ...

A Patras plus de 3000 personnes (2000 de moins que le témoignage précédent, mais plus crédible car pour Patras c’est beaucoup !) ont répondu à la manifestation convoqué aujourd’hui par les collectifs de PARARTIMA occupé. Un bloc d’environ 200 personnes a décidé de se diriger de manière autonome vers le siège du gouvernement de l’ouest de la Grèce avec l’intention de l’occuper.

Il y a eu des groupes de « citoyens indignés" (couverture pour des « agents secrets ») qui attaquent les manifestants. D’autres « secrets » attaquent des petites entreprises en causant des dommages.

La même chose s’est produite il ya deux jours, où des groupes d’hommes cagoulés sont sortis de les rangs de la police pour endommager les petites entreprises dans le quartier de Eksárjia. Quand ils ont réalisé leur méfait, ils se sont cachés derrière l’émeute.

L’État, par ce biais est en train de tester et de commencer à lancer ses pratiques paramilitaires réelles.


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