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nuk : Ça se passe comme ça au Japon

mercredi 25 juillet 2012

Ça se passe comme ça au Japon Ça se passe comme ça au Japon, mais pensez-vous qu’en France dans les mêmes circonstances ce serait différent ? Tokyo Electric Power (TEPCO) le gérant de Fukushima, dont les finances ont été dévastées par les conséquences de la catastrophe nucléaire, a été nationalisée mercredi 27 juin, suite à une augmentation de capital dûe à un apport de l’Etat. Un classique du capitalisme. Si ça rapporte c’est pour le privé. Si ça bat sérieusement de l’aile, on nationalise ce qui permet de renflouer avec l’argent des contribuables. Une fois redevenu rentable, ça peut retourner au privé. Te faire payer pour que certains s’enrichissent sans se préoccuper des risques pour ta santé ou ta vie, c’est pas beau ça ? En France, l’augmentation de 50 % du prix de l’électricité pour les ménages d’ici à 2020 est programmée, en particulier à cause des investissements croissants dans le nucléaire. Le réacteur 3 de la centrale d’Ohi à l’ouest du Japon a été relancé dimanche 1er juillet. Le Japon, sans revenir à l’âge des cavernes, durant quelques mois a poursuivi ses activités sans utiliser l’énergie nucléaire, faisant la preuve qu’il est possible de vivre sans. Il y avait donc urgence à relancer cette énergie afin que de s’en passer ne devienne pas une mauvaise habitude. Et c’est pas la présence de 200 000 manifestants, sous les fenêtres du Premier Ministre, clamant leur opposition au nucléaire qui va changer quoique ce soit. Le Pouvoir sait ce qui est bon pour tous. En réalité le bien de tous, il s’en tape, s’il a été élu c’est pour agir au mieux des intérêts de l’oligarchie capitaliste. En conséquence il s’éxécute. Pendant ce temps que se passe-t-il à la centrale de Fukushima ? Rien, si ce n’est que c’est encore pire que ce qu’on croyait. Une dépêche AFP annonce que TEPCO vient de découvrir le 27 juin, que les niveaux de radiations dans le sous-sol du bâtiment du réacteur n° 1 atteignent des records. 10 300 millisieverts/heure, soit dix fois plus que ce qui a été relevé dans les réacteurs 2 et 3 également très endommagés. Avec 10 300 millisieverts/heure il faut 20 secondes pour que soit dépassée la dose annuelle admissible en un an pour les ouvriers du site. Autant dire qu’il ne faut que quelques minutes pour passer de vie à trépas. TEPCO nous rassure : "les travailleurs ne peuvent pas pénétrer en ces lieux et nous devrons préparer le démantèlement à l’aide de robots". Un démantèlement qui pour les réacteurs 2, 3 et 4 est estimé à quarante ans de travaux et nécessitera le développement de nouvelles techniques spéciales. En d’autres termes, démantèlement dans deux générations si, bien entendu, on a réussi à développer les nouvelles techniques spéciales, donc si on a trouvé comment s’y prendre car pour le moment on a juste l’espoir d’y parvenir. Pour le réateur n°1 comme dit la dépêche AFP, la découverte d’un niveaux record de radiations, voilà « qui risque de rudement compliquer les travaux de démantèlement ! ». C’est le moins qu’on puisse dire.

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