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Manifestation No-TAV à Lyon, le 3 décembre, contre la rencontre Hollande-Monti

Lutte No TAV

lundi 19 novembre 2012, par WXYZ

Le 3 décembre 2012, les chefs d’Etat français et italien François HOLLANDE et Mario MONTI se réuniront en sommet à Lyon pour conclure le plan de financement de la Ligne à Grande Vitesse reliant Lyon à Turin (LGV ou TAV en italien). Afin de montrer notre détermination et vivre des moments forts de rencontres et de solidarités entre les différentes luttes françaises et italiennes, nous vous invitons à nous rejoindre.

Appel commun aux collectifs NO TAV 69,73 et Paris

Le 3 décembre 2012, les chefs d’Etat français et italien François HOLLANDE et Mario MONTI se réuniront en sommet à Lyon pour conclure le plan de financement de la Ligne à Grande Vitesse reliant Lyon à Turin (LGV ou TAV en italien). Afin de montrer notre détermination et vivre des moments forts de rencontres et de solidarités entre les différentes luttes françaises et italiennes, nous vous invitons à nous rejoindre.

Contre la Ligne à Grande Vitesse Lyon-Turin

Contre les travaux d’infrastructures industrielles dans le mépris des populations.

Du 21 novembre au 8 décembre : 4 rendez-vous de luttes

Le 3 décembre 2012, les chefs d’Etat français et italien François HOLLANDE et Mario MONTI se réuniront en sommet à Lyon pour conclure le plan de financement de la Ligne à Grande Vitesse reliant Lyon à Turin (LGV ou TAV en italien).

En France, depuis un an, la lutte contre la LGV s’organise de plus en plus au travers de différents comités situés sur le tracé. Tant mieux, car il est plus que temps de s’opposer fermement !
En effet, dans le contexte de crise économique où l’argent manque dans des domaines cruciaux tels que la santé ou l’éducation, c’est plus de 25 milliards d’euros que les deux chefs d’Etat veulent engloutir dans la LGV. De plus, ce sont 15 ans de nuisances provoquées par les travaux, des dizaines de millions de mètres cubes de déblais, un bétonnage irréversible d’espaces agricoles ainsi que des pollutions d’uranium et d’amiante qui menacent les habitant.e.s en Maurienne, nord-Grésivaudan, Chartreuse et Avant-Pays Savoyard.

Autour du mouvement NO TAV, cela fait vingt-deux ans qu’en Italie la vallée de Susa est en lutte. Entre manifestations à 80 000 personnes, blocages routiers, assemblées populaires, occupations de chantiers et autres, le mouvement NO TAV est créatif, massif et tenace. C’est qu’il le faut pour faire face aux expropriations, expulsions et aux procès qu’on leur impose. Enfin, que l’on soit en lutte contre d’autres LGV comme au Pays Basque, contre OL Land à Lyon, contre l’ aéroport de Notre Dame des Landes, contre le nucléaire, les OGM ou l’extraction du gaz de schiste, contre la ligne Très Haute Tension Cotentin-Maine, contre sa propre usine Ilva à Tarente (Italie) ou contre bien d’autres infrastructures encore, nous affirmons que nous luttons contre la même logique techno-industrielle : celle de la compétitivité économique dans le mépris total des populations et de leur environnement.

Afin de montrer notre détermination et vivre des moments forts de rencontres et de solidarités entre les différentes luttes françaises et italiennes, nous vous invitons à nous rejoindre :

En France :

  • 30 novembre et 1er décembre : Forum contre la LGV Lyon-Turin à Lyon. Le vendredi 30 novembre de 16h à 21h et le 1er décembre de 9h à 18h, à l’espace Sarrazin, 8 rue Jean Sarrazin. Contact : collectifbolgv@gmail.com
  • 3 décembre : Rassemblement et manifestation à Lyon. 12h, Gare des Brotteaux rassemblement contre le sommet de François Hollande et Mario Monti. Repas, assemblée, prises de paroles françaises et italiennes, présentation des différentes luttes et de leurs contextes, jeux, tables d’infos... 14h, départ d’une manifestation festive.

En Italie :

  • 21 novembre à Turin : Ce jour marque le début de procès importants en Italie contre 37 personnes arrêtées au printemps suite à différents événements de la lutte NO TAV.
  • 8 décembre à Venaus : Cette date est l’anniversaire de la reprise de Venaus (2005) par des milliers d’habitant.e.s de la vallée, suite à l’expulsion par la police du camp NO TAV qui s’y tenait.

Du 21 novembre au 8 décembre, si vous ne pouvez pas être avec nous pour ces différents rendez-vous, nous vous invitons à nous soutenir en rendant visible la lutte par chez vous !

Collectifs NO TAV 69, NO TAV 73, NO TAV Paris

informations, argumentaires : no-tav-savoie.org, notavparis.wordpress.com et en italien : notav.info


LE TGV LYON-TURIN NE PASSERA PAS

Invitation lyonnaise

Le 3 décembre 2012, les chefs d’état français et italien François HOLLANDE et Mario MONTI se réuniront en sommet à Lyon pour parler austérité et conclure le plan de financement de la ligne à grande vitesse reliant Lyon à Turin (le TAV), présenté pour l’occasion comme un remède à la crise. Nous ferons de ce sommet l’occasion de montrer notre rejet du TAV (TGV) et de la structuration des territoires en Machine Economique compétitive et rentable au service du Capital.
Pour cela, nous invitons le 3 Décembre 2012 à Lyon les mouvements NO-TAV italiens et français ainsi que toutes les personnes en lutte chez elles contre des grands projets d’infrastructure et d’aménagement de leur vie à se mobiliser.

Nous invitons aussi dès à présent à participer à l’organisation de cet événement à nos côtés, à Lyon le 27 octobre. Pour connaître le lieu et l’heure de réunion, nous contacter sur : notav69(at)rebellyon.info

UNE VALLÉE QUI NE VEUT PAS SE LAISSER AMÉNAGER.

Vingt-deux ans que la vallée la plus affectée par ces travaux, la vallée de Susa, est secouée de manifestations massives, de blocages routiers, de sabotages, de marches pacifiques et d’affrontements avec la police. Vingt-deux ans aussi que se succèdent expropriations, expulsions des occupants du chantier, arrestations, procès et incarcérations jusqu’au récent “accident” d’un habitant de la vallée, électrocuté en grimpant à un pylône pour continuer l’occupation du chantier.

Une vallée habitée qui ne veut pas être reléguée au simple rôle de voie de passage pour l’interconnexion des métropoles transalpines ; des vies qu’on ne peut pas plier indéfiniment aux aménagements nécessaires à la bonne marche du Progrès. Cette opposition sans compromis est aujourd’hui portée par un mouvement dans toute l’Italie, le mouvement NO-TAV.

Au quotidien, le mouvement NO-TAV mène une lutte créative, offensive et tenace. Elle s’invente, au cours des manifs, sur les points de blocages ou à l’occasion de moment de partage, dans les presidi occupés (lieux de siège d’où s’organise la lutte) ou dans une cantine improvisée sur l’autoroute. Le mouvement est maintenant sorti de la vallée. Force conséquente à laquelle les syndicats italiens s’allient ponctuellement, il est devenu un des symboles de l’opposition à la gestion technico-économique du gouvernement.

Pour faire face sur le terrain, ce sont aujourd’hui des escadrons de carabiniers et des chasseurs-alpins revenus d’Afghanistan qui protègent tous les jours un chantier retranché derrière des barbelés. Nous ne pouvons pas laisser Monti et Hollande fêter leur crédit européen sans inviter les No-TAV !

DE CE CÔTÉ-CI DES ALPES.

Avec 800 millions d’euros déjà investis, des travaux préliminaires entamés et des négociations européennes bien avancées, la conclusion de la consultation publique organisée par la région Rhône-Alpes cette année était courue d’avance. Il ne fallait pas attendre de ce coup de vernis démocratique autre chose qu’un avis favorable au TAV évidemment mis en avant par le comité de consultation.

Depuis un an, des comités de riverains se constituent donc sur le tracé du TAV pour s’y opposer. Les discours s’accordent difficilement, l’enjeu pour eux ne pourra décemment pas être de déplacer ce tracé au village voisin mais d’opposer suffisamment de résistance pour empêcher les travaux. Il n’est pas possible d’amender ni d’améliorer ce projet. Pour les promoteurs du Lyon-Turin, il n’y a pas de Plan B, il y a un seul projet, face auquel il ne peut y avoir qu’un seul mouvement d’opposition. Des deux côtés de la frontière c’est la nécessité même de refuser un modèle de développement promu par le Lyon-Turin.

DES « MÉTROPOLES MULTIPOLAIRES, ATTRACTIVES ET ACCESSIBLES ».

Ce tracé s’inscrit dans le méga-projet de ligne à grande vitesse reliant Kiev à Lisbonne. Ce n’est que l’un des 40 projets des corridors pan-européens qui participent au renforcement de l’Union Européenne dans la guerre économique mondiale. Il s’agit de fluidifier la mobilité des personnes et des marchandises en reliant les grandes villes entre elles. Par l’interconnexion des métropoles il s’agit d’abolir les distances, de fluidifier le déplacement des marchandises et des capitaux humains.

Un monde lisse, sans entraves. En trois coups de crayon sur la carte, des lignes sont tracées pour reliées des "métropoles multipolaires, attractives, et accessibles" (Gérard Collomb), pour créer des villes uniformes, ou à quelques détails près on pourrait retrouver les mêmes quartiers, les même magasins, les mêmes moyens de transports. Dans cette ville multipolaire ce sont les Universités et entreprises de pointe regroupés en "cluster", qui portent en eux l’espérance de la croissance économique. Pour assurer leur attractivité, les villes doivent séduire cette nouvelle masse de travailleurs avide de rapidité, d’efficience et de commodités par leur offres culturels, leur spectacle, (et leur lumières en l’occurrence pour Lyon.) "Car (la culture) contribue à donner un nouveau profil à la ville. Elle détermine à mes yeux le processus d’investissement des grands travaux, des services et de la modernisation." (Piero Fassino, Maire de Turin dans Lyon citoyen)

Des trains "pan-européens" donc, comme moyen de transport de la classe à haute valeur ajoutée. Faites place ! Cette attractivité organisée génère une explosion des loyers faisant disparaître les derniers quartiers populaires des centres urbains, reléguant ses anciens habitants à la marge sociale et géographique. Tout deviens une question de moyens ; dans le même créneau horaire, certains arrivent en gare de Marseille pendant que d’autres ont tout juste traversé l’agglomération lyonnaise.

A Lyon aussi, il s’agit à travers cette lutte de réaffirmer l’arrêt du développement industriel, celui-ci n’a fait qu’assiéger nos villes, grignotant toujours plus de terre et de marge d’autonomie. L’habillage écologique du Progrès ne fait que renforcer le développement industriel et le mythe de la croissance infinie.

Quant aux mensonges sur la "performance énergétique" du Lyon-Turin, il faut rappeler que ce train, comme toutes les infrastructures qui s’y rapportent, fonctionne au nucléaire. Et que cette seule condition est devenue inacceptable d’un bout à l’autre de la planète. Non, le TAV n’est pas éco-compatible. Des montagnard.es seront asphixié.es sous diverses pollutions visuelles et sonores, mais aussi par des poussières d’uranium et d’amiante dégagées par ce chantier.

ET UN PARI.

Ce qu’il y aurait à gagner c’est une propagation des mouvements NO-TAV parce que l’on sent bien que ce qui se tente en Val de Susa dépasse les frontières de la vallée et de l’Italie. Les luttes, pas plus que les infrastructures qu’elles mettent à mal, ne sont jamais que locales.

Elles déstabilisent la gestion globale de l’économie en inscrivant déjà que quelque chose y échappe, reste ingérable. Et la force qui se gagne là, rentre en résonance et circule vers d’autres points, d’autres foyers de lutte : contre l’aéroport du grand-ouest, contre un OL-Land, contre le gaz de schiste, en Grèce, partout, etc… Partout où l’on se soulève contre les aménagements et le Progrès, une géographie des luttes se tisse face à celle des grands projets de développements internationaux. No-tav 69.

RDV LE 27 OCTOBRE, pour s’organiser contre le sommet franco-italien du 3 décembre. Pour connaître le lieu et l’heure de réunion, nous contacter sur : notav69(at)rebellyon.info


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No TAV : La lutte continue en Italie (Courant Alternatif, octobre 2012)

No TAV / Val Susa : Plusieurs milliers de manifestants prennent d’assaut le chantier

4 Messages de forum

  • Salut,

    Juste pour apporter une rectification : le lieu de rassemblement de 12h00 a changé, ce n’est plus "place Guichard" mais "Gare des Brotteaux". Vous le vérifierez en retournant sur vos sources, les collectifs organisateurs ont modifié dans les textes mais pas sur l’affiche.

    (A) bientôt

    Salutations No TAV

    • La modification a été faite.
      • Aujourd’hui (samedi 1er décembre) on apprend qu’un bus No-TAV vient d’être bloqué par les flics à Modane (frontière italo-française).

        Le bus qui était censé arriver aujourd’hui de la Val de Susa a été bloqué depuis 7 h du matin à Modane. Tout le monde a été amené au commissariat et fouillé soigneusement. Actuellement ils sont renvoyés en Italie, ils ne peuvent pas passer la frontière sous prétexte que certaines personnes ont de précédents concernant des manifestations No Tav, la police affirme, « ce sont donc des personne non désirées, on applique la restriction Shengen » (traduction d’un message reçu des 15 invités à intervenir aux conférences).

        .......

        Sommet franco-italien : Des militants No Tav bloqués à la frontière

        Mis à jour à 20h27 / Un minibus transportant des militants italiens opposés au projet de ligne à grande vitesse Lyon-Turin, les No Tav, a été bloqué ce samedi matin à la frontière franco-italienne. La quinzaine de personnes, dont plusieurs âgées de plus de 50 ans, a été conduite au commissariat de Modane pour des contrôles d’identité, selon Daniel Ibanez, l’un des coordinateurs du mouvement côté français et une militante italienne en contact avec l’une des personnes bloquées.
        Ils auraient été contraints de retourner en Italie en début d’après-midi. « C’est un premier acte d’intimidation », s’énerve Daniel Ibanez.
        Ces militants se rendaient à l‘« avant-sommet », organisé ce week-end par les opposants au Lyon-Turin à Lyon, en amont de la rencontre entre le président François Hollande et le le président du conseil italien Mario Monti ce lundi. A l’ordre du jour de ce contre-sommet, rencontres et discussions sur le Lyon-Turin de plus en plus contesté côté français, notamment depuis la publication d’un rapport de la Cour des comptes. Une manifestation est également prévue lundi après-midi dans le centre-ville de Lyon. Un rassemblement se tiendra à la mi-journée aux Brotteaux.
        Trois militants italiens du minibus se sont vus interdits l’entrée en France, les autres pouvant continuer leur trajet. Petit hic, le chauffeur du bus serait soupçonné d’acte de violence et port d’une arme lors de précédentes manifestations. C’est la raison qui aurait été donnée par les autorités française selon plusieurs militants.
        Une militante No Tav de la vallée de Susa rencontrée ce samedi à l’« avant-sommet » raconte : « Je suis venue en voiture avec une amie italienne et deux Français. Nous avons été contrôlés à la frontière par la police. Nos amis français ont dû dire que nous venions simplement pour visiter Lyon pour que nous puissions passer. » Les contrôles ont été renforcés à la frontière ces derniers jours. Le journaliste de La Stampa Maurizio Tropeano nous confirme :
        « j’ai pris un train jusqu’à Chambéry puis jusqu’à Lyon mais on m’a posé pleins de questions sur les raisons de ma venue en France, je comprends pourquoi à présent ».
        Ce blocage d’un minibus d’opposants fait écho aux arrestations de militants italiens le 29 novembre dernier comme l’ont expliqué les No Tav lors d’une conférence de presse. Selon eux, il s’agit « d’affaiblir le mouvement avant le sommet ».
        Côté italien, la mobilisation est très active depuis de nombreuses années tandis qu’en France il s’agit d’une « mobilisation en construction », comme le précise une militante qui s’inquiète de voir d’autres bus bloqués lundi avant la manifestation qui se tiendra en marge du sommet.
        Suite aux événements de la journée, le programme de cet avant-sommet a été perturbé. Les participants ont débattu longuement en fin d’après-midi pour décider si les 12 autobus prévus au départ de la Vallée de Suse seraient ou non maintenus. Noël Communaud a déclaré avoir réussi à joindre par téléphone Monsieur le préfet qui lui aurait assuré que les autobus de militants ne seraient pas bloqués mais contrôlés. Mais comme l’a indiqué un militant italien, « le temps de contrôler tout le monde, la manif sera terminée ici ».
        Après plusieurs appels infructueux, les services de la préfecture ont assuré ne pas pouvoir répondre pour l’instant sur le sujet. Chez les militants une question demeure à la fin de cette journée : « le traité de Schengen qui permet la libre circulation des personnes a-t-il été suspendu ? ».

        (source http://www.rue89lyon.fr)

        Autres informations ici

        • Texte de la prise de parole à la manif NO TAV du 3 décembre à Lyon. Ce texte n’a pu être lu en l’état du fait de la répression que la plupart d’entre nous ont subi ce jour là.

          Amis d’ici, amis d’ailleurs

          A SARA DURA !!!

          L’écho de ce cri de colère et de révolte poussé depuis la vallée a résonné jusqu’au bocage de Notre Dame des Landes.

          Pendant les trois ans du mouvement d’occupation, nous étions nombreuses à avoir les yeux braqués sur la vallée, à fantasmer la puissance du mouvement populaire qui s’y déployait.

          Aujourd’hui, nous arrivons ici portées par l’énergie folle de sept semaines de résistance sur la ZAD, portées par l’élan d’un mouvement de lutte qui a éclot pendant ces semaines de conflits.

          L’aéroport n’est plus un projet, un monstre de papier, c’est une réalité matérielle et humaine : c’est nos maisons détruites, c’est la forêt éventrée par les chenilles des machines, c’est nos amies blessées et emprisonnées. L’idée d’un mouvement contre l’aéroport et son monde n’est plus un rêve porté par quelques habitantes isolées dans le bocage, c’est une vague de résistance en acte qui déferle, nous emporte et nous dépasse.

          La ZAD n’a jamais été aussi vivante :

          • l es reconstructions fleurissent de toute part
          • le ravitaillement spontané opère comme une magie qui nous submerge de bouffe et de matos, précédant nos besoins
          • les barricades apparaissent et disparaissent dessinant une mystérieuse et sublime géographie mouvante de l’auto-défense territoriale....

          Plus la lutte se renforce et se durcit dans le bocage, et plus elle se répand au delà du territoire. « La valle sulla citta » proclamait le mouvement NOTAV en février dernier alors que la résistance prenait la forme de blocages, d’occupations et de manifs dans dans une flopée de métropoles italiennes...

          « ZAD partout » peut-on désormais lire sur les murs de nombreuses ville en France. Plus d’une soixantaine de comités locaux organisent des actions diverses et répandent ainsi le conflit. Les formes sont multiples et sans cesse renouvelées : sabotages solidaires, occupations de mairies, blocage d’un pont sur le periph de Nantes par les paysans et leurs tracteurs, etc.

          De nouvelles présences sur la zone dessinent une nouvelle architecture de l’occupation. Présences paysannes et usage défensif des tracteurs, allers-retours de collectifs qui s’organisent depuis leurs villes respectives, implication sans précédent des gens du coin.

          Sur son propre terrain, la lutte a déjà vaincu un ennemi bien plus fort que le projet d’aéroport : elle a été capable de réduire les distances entre nous, de subvertir les rôles et d’abolir en partie les frontières entre : gens du coin et gens d’ailleurs, entre association citoyennes et formes d’auto-organisation et d’action directe, entre squatteureuses perçues comme marginales et salariées perçues comme respectables.

          La lutte c’est des personnes en tout genre qui nous aident à remplir des sacs de projectiles en nous soufflant « Mettrez leur en plein la gueule » !

          La lutte c’est un paysan exproprié qui passe devant les tribunaux pour avoir balancé des bouteilles sur les flics et regrette devant le juge … de ne pas les avoir blessés ! La lutte c’est un gars du bourg qui vient avec sa tronçonneuse sur la barricades, sourire aux lèvres !

          La lutte c’est des centaines de personnes qui crient « Vinci dégage résistance et sabotage ! »

          La lutte c’est des milliers de personnes qui forment une immense chaine humaine pour construire des cabanes en forêt !

          La lutte c’est des dizaine de tracteurs enchainés les uns aux autres pour protéger un lieu d’organisation collective surgi de terre en quelques jours !

          La lutte c’est des élus dépas


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