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Le régime de retraites des cheminots

mardi 16 octobre 2007, par Courant Alternatif

Devant la désinformation médiatique concernant les régimes spéciaux de retraite et plus particulièrement celui des cheminots, il nous a semblé important de publier ce texte d’informations du syndicat « Sud-rail ». Le pouvoir est en train de tenter de casser ce régime, les cheminots sont bien décidés à se battre. Au cas où leur mouvement de grève viendrait à prendre une ampleur nationale, nous aurons certainement besoin de cette argumentation pour faire comprendre à nos entourages que si les cheminots sont attaqués aujourd’hui dans leur statut, ce n’est pas parce qu’ils sont des privilégiés. En effet, ce pouvoir vise, dès 2008, à s’attaquer aux retraites de tous et toutes afin d’obliger tous les salariés à travailler au-delà de 60 ans, pour amplifier la baisse des pensions … afin de rendre indispensable pour les jeunes générations de salariés la fameuse retraite par capitalisation qui a encore bien du mal de s’imposer aujourd’hui.
La C.J. de C.A.

Le régime de retraites des cheminots est souvent qualifié de régime "avantageux". Est-ce une réalité ? Ou bien, comme tous les régimes professionnels de retraites, présente-t-il tout simplement ses propres caractéristiques, adaptées aux métiers, avec des plus et des moins ?

• Ses origines

Le régime de retraites des cheminots date de 1850. Les compagnies de chemin de fer avaient offert un système de retraites à leurs employés pour deux raisons principales : • recruter du personnel dans une activité nouvelle qui attirait peu les candidats ; • et le maintenir à leur service sur une longue durée. Les compagnies avaient préféré une telle solution à celle qui aurait consisté, dans le même but, à offrir des salaires plus élevés que dans les autres activités.

Depuis l’origine et jusqu’à aujourd’hui, le régime de retraite des cheminots est un élément indissociable de leur statut, "il fait partie du contrat de travail".

• Le droit à pension

Il est ouvert à 50 ans pour les seuls conducteurs de locomotives (environ 11 % des agents SNCF) et à 55 ans pour tous les autres agents. Pour bénéficier d’une pension normale, il faut compter au moins 25 ans de services. Contrairement au régime général, les services avant 18 ans et le temps d’apprentissage ne sont pas pris en compte, les années d’études ne peuvent pas être rachetées. Il n’existe pas non plus, contrairement au régime général et au régime des fonctionnaires, de majoration de durée d’assurance pour enfants ou pour enfant handicapé. Les périodes de chômage ne sont pas validées. Toutes les périodes prises en compte dans les services valables pour la retraite sont donc des périodes cotisées, contrairement à d’autres régimes.

• L’âge de cessation des fonctions des cheminots

L’âge moyen de départ à la retraite est actuellement de 55 ans 1 mois. C’est un âge précoce, mais il doit être comparé avec l’âge de cessation d’activité des salariés en France : 57,5 ans environ qui ne coïncide plus avec l’âge de la liquidation de la pension du fait du chômage, des préretraites, etc. L’écart n’est donc pas aussi important qu’il n’y paraît.

Par ailleurs, le Statut des cheminots permet à la SNCF de mettre ses agents à la retraite d’office, et l’entreprise a de tout temps usé de ce moyen pour adapter ses effectifs (456 700 agents en 1939, 167 000 aujourd’hui).

Le régime joue ainsi le rôle dévolu dans le secteur privé à d’autres dispositifs (chômage, préretraites, Fonds national de l’emploi, etc.), et en supporte donc les conséquences et les charges.

• Le calcul de la pension

Chaque année de service procure 2 % de la rémunération "liquidable" de fin de carrière. Cette rémunération est égale à 87,6 % de la rémunération de l’agent car certains éléments de rémunération (12,4 %) ne comptent pas pour la retraite. Le calcul des pensions des conducteurs est un peu différent, les primes prises en compte sont des primes réelles, et non forfaitaires, mais sur le fond, les principes sont identiques (rémunération de fin de carrière, 2 % par année,…).

Aujourd’hui, les pensions SNCF sont calculées sur une durée moyenne de service de 34 ans, soit un pourcentage de 68 %. Cette durée a tendance à diminuer régulièrement en raison de l’arrivée plus tardive des jeunes sur le marché du travail, et donc à la SNCF.
La pension brute moyenne est donc égale à 68 % de 87,6 % de la rémunération de fin de carrière, soit environ 59 % de cette rémunération.

On est loin des informations qui annoncent que les cheminots retraités touchent 75 % de leur dernière rémunération d’activité !

Des constats complémentaires viennent encore relativiser le prétendu niveau élevé des pensions des cheminots :

  • les experts en droit social admettent que le niveau des rémunérations au chemin de fer est moins élevé qu’ailleurs ;
  • à compétence égale et hors aléas, les carrières du secteur public sont moins ascendantes et moins rapides que les carrières du secteur privé du fait de l’existence de contingents prédéterminés de promotions, de règles de notation, de délais imposés dans les progressions de carrière, de promotions subordonnées à la réussite à des examens ou à des concours, etc. ;
  • la part de la rémunération liquidable par rapport à la rémunération totale présente une grande stabilité : 87 % en 1936, 87,6 % en 2005 !

• Les systèmes de décote … et de surcote

Le régime général et le régime des fonctionnaires prévoient des systèmes de décote (diminution) du montant de la pension applicables aux retraités qui ne totalisent pas une certaine durée d’assurance. Pour le régime général, la décote est de 1,25 % par trimestre manquant.

Un tel dispositif n’existe pas dans le régime des cheminots et ne peut pas se concevoir du fait que la SNCF peut mettre à la retraite d’office ses agents.

De même, les dispositifs de surcote (majoration) du montant de la pension dont bénéficient les salariés du secteur privé qui retardent leur départ à la retraite alors qu’ils comptent le nombre de trimestres suffisant, n’existent pas dans le régime SNCF. Ils seraient, pour la même raison que ci-dessus, inadaptés et inopérants.

• La pension de réversion

Jusqu’à une époque encore récente, les conditions d’attribution des pensions de réversion SNCF étaient plus avantageuses que celles du régime général (pas de condition d’âge, pas de condition de ressources). Du fait des évolutions récentes du régime général, les différences s’atténuent : suppression progressive des conditions d’âge, suppression de la condition de durée de mariage, si des conditions de ressources demeurent, la situation n’est plus révisée à partir d’une certaine époque, le remariage ne fait pas obstacle à l’attribution de la réversion…

Certaines conditions du régime SNCF sont par contre plus restrictives : taux de 50 %, exigence d’une durée de mariage (2 ou 6 ans selon le cas), perte du droit en cas de remariage ou de vie maritale de l’ex-épouse divorcée, blocage de la pension en cas de remariage de la veuve, attribution de la pension à 55 ans dans certains cas, etc.

• Des discriminations qui demeurent

  • Certaines pensions ne sont ouvertes qu’aux femmes agents (pensions proportionnelles liées au nombre d’enfants).
  • Les conditions d’attribution et de gestion de la pension de réversion du conjoint survivant de la femme agent sont plus restrictives que celles de la pension de veuve (attribution à 60 ans, plafonnement de la pension).
  • Comme c’est le cas des pensions des anciens combattants d’origine africaine ou malgache, les pensions des ressortissants, anciens cheminots, des pays et territoires ayant appartenu à l’Union française ou à la Communauté ne sont pas augmentées.

• La situation des agents interrompant leur carrière pour raison de santé

Ces agents bénéficient d’une pension calculée comme les autres (2 % par année de service) mais, bien entendu, la pension est plus faible car les intéressés n’ont pas pu terminer leur carrière. Cette pension est définitive et ne sera pas recalculée à 60 ans, contrairement :

  • au régime général, dans lequel les périodes de perception de la pension d’invalidité ou de la rente accident sont assimilées à des périodes de travail ;
  • au régime des fonctionnaires qui prévoit une majoration de pension à 60 ans pour les agents handicapés.

• Le financement du régime

Les cotisations des agents (7,85 %) et de la SNCF (28,44 % + 5,18 %), soit au total 1,8 Md d’€, représentent environ 38 % des ressources de la Caisse des retraites. La contribution de l’Etat (2,5 Mds d’€) représente 54 % des ressources de la Caisse. Cette somme qui compense le déséquilibre démographique du régime est bien entendu une somme très importante. Elle doit cependant être comparée à d’autres interventions de l’Etat en faveur des entreprises, comme par exemple la compensation par l’Etat des mesures d’allègement des charges sociales des entreprises : environ 25 milliards d’euros par an et en constante progression.

• Le taux de remplacement net des pensions SNCF

Le "taux de remplacement" est le rapport entre le montant de la pension et le montant de la dernière rémunération d’activité.
Quel que soit le niveau hiérarchique (exécution, maîtrises, cadres), le taux de remplacement des pensions SNCF est moins élevé que celui des avantages de retraite des salariés du secteur privé constitués par la pension de la sécurité sociale et la ou les retraites complémentaires. Il est également moins élevé que celui des fonctionnaires.
Il faut rappeler que les cheminots ne perçoivent qu’une seule pension pour leur activité à la SNCF. Ils ne bénéficient pas de retraite complémentaire.

Taux moyen de remplacement
Secteur privé 84 %
Fonction publique 77 %
SNCF 67,5 %

• Quelques données chiffrées (2005)

  • 167 000 cotisants (agents en activité),
  • 305 600 pensionnés.
  • Montant moyen brut de la pension personnelle : 1616 euros/mois.
  • Montant moyen brut de la pension de réversion : 670 euros/mois.
  • Nombre de pensionnés tributaires du minimum de pension (1023 euros/mois) : 24 500,
  • Nombre de veuves tributaires du minimum de pension (512 euros/mois) : 30 500,
  • soit au total 55 000 pensionnés (20 % des pensionnés).
  • Nombre de pensionnés exonérés de l’impôt sur le revenu : 172 050, soit 56,2 % des pensionnés.

• En conclusion

On le voit, le régime des cheminots est loin d’être aussi avantageux qu’on le prétend. Si, prises isolément, certaines dispositions du régime peuvent apparaître plus favorables (âge de départ à la retraite, calcul de la pension sur la dernière rémunération, ...), les cheminots perçoivent en définitive des pensions moins avantageuses que celles des salariés du secteur privé. Ceci est essentiellement dû au fait que la durée de service validée dans leur pension est inférieure du fait du départ à 55 ans notamment. Est-ce choquant ? Est-ce aussi indigne que certains le prétendent ?

Les caractéristiques du régime qui proviennent de l’histoire sont adaptées aux sujétions particulières de la profession : continuité du service, sujétions d’horaires, pénibilité des tâches, mobilité, contraintes liées à la sécurité des circulations, à la sécurité des personnes, …
Certaines tâches ont bien entendu évolué, par exemple la conduite des machines qu’on se plait à évoquer, mais d’autres sujétions sont apparues. Ainsi, le stress, la grande vitesse, la longueur des parcours, la délinquance et l’insécurité, le développement accéléré des techniques, la concurrence exacerbée entre les moyens de transport, etc., ont remplacé la pénibilité essentiellement physique de jadis.

SUD Rails

28 Messages de forum

  • Le régime de retraites des cheminots

    14 novembre 2007 12:06, par droopy7849

    Arrêtez ! Vous allez me faire pleurer....de rire ! Je travaille depuis 30 ans dans le BTP et je peux vous dire que mon métier est tout ce qu’il y a de plus pénible, sans parler des risques d’agressions ou de vol de matériel de chantier dans certains quartiers de banlieue. Je ne pourrai prendre ma retraite qu’au bout de 41 années de boulot et je suis bien loin de toucher l’équivalent des primes que perçoit un cheminot !!!

    N’allez surtout pas me dire que le métier de guichetier à la SNCF est un métier pénible ! Cessez donc de prendre les Français pour des imbéciles ! Vous feriez mieux de respecter l’un des droits les plus fondamentaux édicté par la Déclaration des Droits de l’Homme, à savoir le droit pour chaque individu de pouvoir travailler. Or c’est tout le contraire que vous faites ! Vous prenez en otage des personnes, dont l’un des buts est de pouvoir nourrir leur famille, garder leur boulot !

    Un citoyen en colère

    • Le régime de retraites des cheminots 15 novembre 2007 21:06, par JO73

      Je travaille dans le privé et je soutiens a 100 % la lutte des cheminots, electriciens, infirmiers, fonctionnaires...

      Droopy, plutôt que de gueuler sur les prétendus nantis de la SNCF, bouges toi pour qu’enfin la pénibilité des metiers du BTP, soit prise en compte pour le départ à la retraite... Permet moi quand meme d’emettre un sérieux doute à ton égard...

      Figures-toi que nos concitoyens de la SCNF, dans un élan de solidarité entièrement tourné vers toi, ont décidé de te remettre à l’activité physique. Tu ne t’en rend pas compte, mais rester derriere un écran à longueur de journée c’est pas bon pour ton cholesterol... Alors plutot que de pestiferer, tu ferais mieux de les remercier

      Signé : Un fils d’ouvrier du BTP qui s’est cassé le dos pour nourrir les nantis comme toi

    • Le régime de retraites des cheminots 28 juillet 2010 19:40
      Idiot tu doit te batre au lieu de gueulé, pour avoir la retraite à 55 ANS
    • Le régime de retraites des cheminots 28 juillet 2010 19:52

      Pour le Un citoyen en colère !!!!

      Nos grands pére ce sont batue pour avoir un confort et une petite retraite, des vaccances payer , et je pense que tu doit en profités aussi !!! alors au lieux de gueuler bat toi !!! si on laisse faire et que l’on ce bat pas !!!!! bientôt on gréveras au boulo !! si tu as des enfants pense à eux , Nous au moins on ce bat pour sauver ce qui nous reste à sauver !!!!! mais avec des abrutis comme toi tu n’aura jamais de retraite si tu dis amene à tout, Tu te voir travailler dans le batiment jusqu’à 70 ans tu pourra même pas tenir debout ! pauvre france heureusement qu’il y à pas la guerre !! tu vendrait pére et mére !!

      Un cheminot en lutte !!!!!!

      • parceque se battre c’est faire la grève pour les cheminots ? Pour moi se battre dans la vie, c’est faire des efforts, travailler, apprendre de nouvelles choses, accepter de se remettre en cause pour progresser...
      • Le régime de retraites des cheminots 17 octobre 2010 22:08

        Bonjour,

        j’espère au moins pouvoir transmettre à mes enfants un minimum d’éducation et d’instruction afin qu’il puisse parler et écrire le Francais plus correctement que ces nantis de la SNCF qui ne peuvent pas aligner 2 mots sans faute. Un peu d’humilité et venez travailler dans le privé ! je vous donne 1 mois avant de vous mettre en maladie, sur le dos de la collectivité, comme d’habitude !

      • Le régime de retraites des cheminots 22 octobre 2010 12:43
        En effet pauvre France dont les caisses sont vides... Et quand il n’y a plus de sous on fait quoi ?
    • Il est vrai qu’on voudrait tous partir le plus tot possible , mais 65 ans c’est quoi , tous les autres pays europeens le font , ils n’en meurent pas . S’il faut que la France se relève il faut que tous ceux qui bossent le comprenne . Qui paiera nles retraites de nos enfants ? et nos retraites à nous aussi , car on vit beaucoup plus longtemps. Allez citoyens , au boulot !!
      • D’un côté : Sarkozy, Fillon, Woerth, les députés UMP, le MEDEF et pas mal d’éditorialistes qui disent que, pour des raisons démographiques, il ne sera bientôt plus possible de financer les retraites par répartition. De l’autre côté : des syndicalistes, des ingénieurs, des artisans, des agriculteurs, des commerçants, des ouvriers, des chômeurs, des étudiants, des lycéens … qui ont aussi fait le calcul et qui disent que même dans 40 ans il ne sera pas très difficile de financer les retraites par répartition.

        Qui a raison ? Qui a tort ? Les calculs sont-il compliqués ?

        Quelques professeurs de mathématiques ont voulu en avoir le cœur net. Ils ont décidé de poser la question, sous la forme d’un problème d’arithmétique, à un millier d’élèves de la classe de 6ème, dans différentes villes de France.

        Ils sont partis des données incontestables suivantes :

        au cours des 40 dernières années, avec une croissance annuelle moyenne de 2%, le PIB est passé de 1000 à 2000 milliards d’euros

        au cours des 40 ans prochaines années, le nombre de personnes de plus de 60 ans va en gros doubler

        dans l’hypothèse où, sur les 40 prochaines années, la croissance serait seulement de 1% en moyenne annuelle (le gouvernement promet 2% et plus, afin de faire reculer le chômage), le PIB passerait de 2000 milliards en 2010 à 3000 milliards en 2050

        Pour soumettre l’énoncé suivant aux élèves, ils ont convenus que les 2000 milliards seraient représentés par un gâteau de 2000 grammes et les 3000 milliards par un gâteau de 3000 grammes.

        « Aujourd’hui en 2010, dix salariés produisent un gâteau de 2000 grammes, à partager avec 4 retraités. Dans 40 ans, en 2050, dix salariés produiront un gâteau de 3000 grammes à partager avec 8 retraités. Calculer le poids de la part de gâteau de chaque personne, en 2010 et en 2050. La part de chacun en 2050 sera-telle plus petite qu’en 2010 ? »

        [b Après corrigé des copies, il apparaît que 99% des 1000 élèves ont trouvé :[/b]

        qu’en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
        qu’en 2050, la part de chacun sera de 167 g (3000 : 18)
        qu’en conséquence, en 2050 la part de chacun aura augmenté par rapport à 2010

        Aucun élève de 6ème n’a donc trouvé le même résultat que Sarkozy, Fillon et Woerth au problème de partage du gâteau !

        Nous avons profité du débat « Quel avenir pour les retraites ? », entre Xavier Bertrand et Bernard Thibault, à Lyon le 25 septembre 2010, pour demander à Xavier Bertrand si les résultats trouvés par les 1000 élèves étaient justes ou erronés. Il nous a répondu que les résultats étaient justes, mais que l’énoncé du problème aurait du préciser que dans les 40 années à venir, une partie de l’accroissement des richesses devra être consacrée aux dépenses de santé et à celles liées à la dépendance (le 5ème risque), car elles vont encore augmenter. Nous avons donc refait les calculs, en réservant sur le gâteau de 2050 : 100 milliards de plus pour la santé et 100 milliards pour la dépendance. C’est donc comme si le gâteau de 2050 ne pesait plus que 2800 grammes.

        Résultats du nouveau calcul :

        • en 2010, la part de chacun est de 143 g (2000 : 14)
          > - en 2050, la part de chacun sera de 155 g (2800 : 18)
          > - en conséquence, en 2050 la part de chacun aura … toujours augmenté par rapport à 2010 !

        Les explications de Xavier Bertrand n’étant toujours pas satisfaisantes, nous invitons cette fois l’ensemble des citoyens à réfléchir à la fameuse question : « A votre avis, pourquoi Sarkozy, Fillon, Woerth, Copé et Bertrand font semblant de ne pas savoir calculer ? ».

        • Retraites : Un problème d’arithmétique 19 octobre 2010 00:17, par Louis

          Bravo à ces professeurs qui ont réussi à résoudre ce problème de primaire ! Dommage qu’ils soient nuls en économie ou qu’ils prennent les gens pour des imbéciles : l’énoncé du problème le montre !!!! ( par exemple s’il bien augmentation du PIB , qu’en est-il de l’inflation ? ..................)

          Quant à la retraite des cheminots, pour laquelle "ils se sont battus", merci de reconnaitre qu’elle leur est payée en grande partie par le privé !

          • Retraites : Un problème d’arithmétique 22 octobre 2010 01:36, par A.L.

            Merci de parler enfin d’économie dans un débat qui ne parle que de combat politique. Mais ce qui me choque dans tout ce que je viens de lire, c’est que tous essaient toujours de paraître le plus intellectuel possible, de montrer leur culture. Mais le débat est-il politique ou même économique ?

            Il ne s’agit que de gestion ! Le système est déficitaire. Je suis choqué chaque jour en voyant à quel point les gens refusent de comprendre le sens de ce mot. Il veut quand même dire, que année après année il oblige l’état français à s’endetter pour ses coûts de fonctionnement, qui sont pourtant prévisibles (la grève de 1995 était la conséquence du même type de réforme, qui visait à résoudre le même problème).

            Et qu’est ce que cela veut dire s’endetter ? Avouer qu’aujourd’hui on ne peut pas payer totalement quelque-chose d’une certaine valeur, mais que par notre travail futur et les revenus qui vont avec, on pourra. Une personne s’endette pour acheter une voiture, une maison, mais pas pour se nourrir au quotidien (c’est pour cela que nous avons notre système d’assurance chômage, que je soutiens). Personne n’irait prendre un emprunt sur 10 ans pour manger du caviar à la louche un soir.

            Mais le fait que le système de retraite est déficitaire, et que l’évolution de la démographie montre que le déficit empirera dans l’avenir, prouve que, en effet on ne peut pas se permettre ce régime aujourd’hui, mais on ne pourra encore moins se le permettre dans 30 ans.

            Alors que faire ? C’est maintenant que je voudrais revenir sur ce problème de mathématiques qui me fait grincer des dents. Le problème traduit la situation en valeur absolue, alors que, selon moi, le problème se pose véritablement, au quotidien dans la part du salaire d’un actif consacrée au paiement de la pension d’un retraité.

            la solution proposée suppose qu’un actif gagnera autant qu’un retraité, cela me ne pose pas de problème. Cependant, si 10 salariés gagne un "gâteau" de 3000 grammes en 2050, cela fait qu’un salarié gagne 300 grammes, et chacun, incluant le salarié en question, gagne 167, donc le salarié consacre 44,5% (300-167= 133 pour les retraites sur 300 gagnés) de son salaire au système des retraites. Sachant qu’en 2010 la part est de 28,5% (200-143=57 sur 200 gagnés).

            Sachant qu’aujourd’hui on trouve que les salaires sont trop bas, et que le coût du travail (salaire plus charges, comme les retraites) est trop élevé pour être concurrent avec les autres pays, comment peut-on maintenir le système des retraites, assurer une augmentation des salaires, conserver notre coût du travail ( l’augmenter entrainerait un manque de compétitivité, une baisse des ventes, et donc une augmentation du chômage, déjà très élevé), et sans recourir à l’endettement ?

            C’est une vrai question, une réponse est celle donnée par le gouvernement, donnez la votre et argumentez s’il vous plait. Faisons un vrai débat, trouvons une solution valable, responsable et durable. Personnellement, je n’ai pas d’autre idée que celle proposée aujourd’hui par le gouvernement, mais j’ignore si c’est la seule. Savoir si c’est la meilleure est une autre question. Par anticipation, je dirai qu’imposer encore plus les riches, n’est pas la meilleure, ils ne sont déjà plus imposé en France.

        • Retraites : Un problème d’arithmétique 22 octobre 2010 00:20, par econome
          Si je comprend bien, vos 10 salariés produisent en 2040 50% plus qu’en 2010. En gros la totalité de votre croissance du PIB est issue d’une croissance de la productivité. Vous négligez donc totalement l’accroissement du nombre de salariés (avec qui il faut malheureusement aussi partager le gâteau !). Est ce bien raisonnable ? Les mathématiques sont justes (encore heureux) mais les hypothèses quelques peu douteuses...
        • Retraites : Un problème d’arithmétique 2 novembre 2014 12:34, par vincent boiteau
          L’arithmetique est bonne (pas tres compliqué non plus). Cependant, vous presumez une croissance annuelle de 1% (nette d’inflation je suppose) ce qui devrait se traduire par une richesse par salarié augmentée d’autant que la somme de leur travail soit 3000/2000=1.5. Par consequent, chaque salarié devrait, 40 ans plus tard, se retrouver non avec 143 grammes mais avec 143*1.5 soit 214 or selon votre calcul, il n’a pas du tout beneficié de cette croissance puisqu’il se retrouve 40 ans plus tart, non avec 214 grammes mais avec 155g. Autant dire que la totalité de la creation de richesse est allée à financer les retraite, belle perspective pour un salarié aujourd’hui. Tu bosseras toute ta vie et ton niveau de vie n’augmentera pas.
    • Le régime de retraites des cheminots 21 octobre 2010 15:27, par bzh
      sourire ! la penibilité existe dans tous les metiers stress, ou horaires, les avantages des cheminots viennent de 1850 des dates ou conduire une machine a vapeur etait une vrais defficulté.donc il est vrai que les choses changes qu invoquer la difficultés du travail ; les trajets comme defense des privileges, c’est pas tres honnetes, on a fait tous des trajets, des stress.. et le cote on se bat pour vous les gars, ca non ! j ai pas vu un cheminots faire greve ou etre dans la manif des intermittents du spectacle quand ils ont perdus leur regime d imposition ?!. alors vous defendez vos acquis mais ne jouez pas on est la pour vous camarades !
  • Le régime de retraites des cheminots

    16 novembre 2007 17:31, par estelle
    Comparer les retraites du privé et du public n’a rien de significatif, car les écarts de salaire entre salariés du privé sont beaucoup plus importants que dans le public et à la sncf probablement. Les salaires des patrons de grandes entreprises biaisent notamment la moyenne des salaires du privé. Il faut arrêter de croire que les salariés du privé touchent des retraites confortables, et que leur travail n’est pas aussi pénible que les cheminots. Il y a tant d’exemples qui montrent le contraire (métiers de la santé, métiers de bouche, transport privé, commerçants, etc.). Quant à niveler les retraites par le haut, il ne faut pas rêver. Je préfère que notre santé soit relativement bien prise en charge, et faire un effort sur ma retraite que j’aurai à 65 ans minimum (j’en ai 31 aujourd’hui). A nous d’épargner un petit peu tous les jours pour assurer notre retraite en changeant nos comportements : 1 poste de TV par foyer par exemple plutôt que 1 par pièce dans la plupart des foyers. Certes chacun gère son argent comme il le veut, mais ne venons pas nous plaindre après de ne pas avoir d’argent !
    • Le régime de retraites des cheminots 19 novembre 2007 21:44

      Ne sachant trop par ou commencer, j’écrirais simplement la chose suivante : La france se smicardise (en gros 17% de la pop active qui gagne, si vous l’auriez oublié, pas plus de 1000 euros). Allez donc, chère Estelle, expliquer à ces gens qu’ils doivent mieux gérer leur argent pour épargner et assurer leur retraite...

      Puisque le fond du débat concernant nos retraites est son financement. Attachons nous plutôt à régler ce probleme. Les solutions existent et l’idée d’un allongement des années de cotisations (encore !?) n’en fait pas partie

      Joao Salarié du privé a fond pour les grévistes !

  • Le régime de retraites des cheminots

    14 juillet 2009 16:56, par Michele

    bonjours,

    Je suis veuve de cheminot depuis 13 ans. je m’améne vous écrire au sujet de la pension de reversion. je lis plus haut ( le remariage ne fait plus obstacle à l’attribution de la reversion.) cela veut dire quoi ? Je voudrai que se soit claire. Merci

    Voir en ligne : Le regime des retraite

  • Le régime de retraites des cheminots

    20 avril 2010 11:46, par mattei

    Vous faites un effort d’information et c’est bien mais il saute aux yeux de n’importe quel citoyen que le régime des cheminots est à réformer d’urgence. Il n’est à l’évidence ni plus ni moins pénible que les autres emplois, il l’est moins que le BTP bien sûr. Avec un régime aussi largement déficitaire, l’Etat c’est-à-dire la collectivité, payant plus de 50 millions d’euros chaque année, comment défendre 25 ans de cotisations et puisque vous estimez que les plus et les moins se compensent, un même régime pour tous, des principes républicains 42 ans de cotisation, 80 % des dix meilleures années, possibilité de départ à 60 ans à taux plein. Principes républicains qu’il faut aussi appliquer bien sûr à d’autres domaines comme la fiscalité en démantelant les niches.

    Si vous faisiez un effort d’égalité, de dialogue avec les autres salariés en France alors vous les auriez à vos côtés pour défendre le rail, l’augmentation des lignes, du frêt et donc des emplois !Mais vous défendez des privilèges et refusez de l’admettre.

    • OK...avec toi on touche d’abord aux retraites des sénateurs, des parlementaire, des hauts fonctionnaires, des patrons, etc... Pourquoi taper sur les retraites des travailleurs ??? De plus, il faudrait m’expliquer en quoi le travail est un privilège ? Les "privilèges" c’est pour les aristocrates et les démagos, rien à voir avec les travailleurs ! . L’attaque contre les cheminots n’a rien d’économique, c’est un choix politique de casser une profession qui historiquement est un bastion des luttes sociales. Ce gouvernement ouvertement raciste, qui fait tabasser la jeunesse des cités, déporter les sans-papiers et briser les manifestations (par la force ou la division) ne mérite que la colère et la révolte des ouvriers. Mélanger les mots, sauvegarder la paix sociale, tordre les explications dans un sens réactionnaire et lancer de fausses informations c’est un boulot de flics... Mais l’Histoire là déjà démontrée, rien n’est éternel, ni la police, ni la bourgeoisie, ni l’armée, ni les fachos, ni le capitalisme, ni même les régimes politiques... Comme le proverbe le dis : "c’est la rue qui gouverne".
      • Le régime de retraites des cheminots 22 septembre 2010 13:49
        Les retraites des patrons...Quand ils en ont ! Sans parler des petites entreprises qui ferment tous les jours, qui a pris les risques et qui va tout perdre.... Et en tant qu’ouvrier, QUI paye ton salaire ??
        • Le régime de retraites des cheminots 24 septembre 2010 02:49, par un ami des petits patrons

          Merci patron, merci patron, merci patron, merci patron...

          Pas de commentaire : sinon fait une caisse commune de solidarité pour tous les patrons sdf...

        • Le régime de retraites des cheminots 7 octobre 2010 19:41, par J.
          Est il pertinent et nécessaire de laisser publier des commentaires du type celui ci dessus (20h13 en l’occurrence) affirmer sur un ton péremptoire que c’est le patron qui paie l’ouvrier, relève au mieux d’une tres médiocre compréhension du principe de l’économie au pire d’un masochisme presque malsain a ce niveau
  • Le régime de retraites des cheminots

    23 octobre 2010 07:54

    Il n’y a personne qui énonce le fait ici que l’état sucre la retraite a 50 en omettant les 13% de cotis additionnelle (presque une forme d’épargne) qui servent a ce départ en avance justement... En gros personne ne mentionne qu’en sucrant ce départ a 50 et ne proposant aucune compensation, l’état demande aux cheminot de s’asseoir sur 1900 euros par ans(pour un salaire exemple de 1500 euros) soit presque 20000 euros tout les dix ans et donc pour 30 ans de carrière 60000 euros. Et ces sous vont ou ? Parce que l’épargne cumulé de tout les agents SNCF ça doit faire un paquet de pognon ça... Et l’état mentionne rien...Pas de compensation, pas de remboursement, que dalle...

    En gros c’est comme si la BNP te faisait épargner plus que la normale pour une baraque classe et t’envoyais dans une baraque normale comme les autres et se gardait la différence sans donner d’explication. Normal ? Surement pas.

    La retraite a 65 ans n’est pas le fond du problème, il est évident que toute façon on va y passer...Le problème est bien plus profond que ça. Et il y a bien d’autres enjeux encore... Qui ne concernent pas que la SNCF.

    Plutôt que de vous intéresser a ce qui bouleverse votre quotidien direct, intéressez vous a ce qui va vous cartonner votre avenir, intéressez vous aux plans du gouvernement. Personne s’énerve pour le bouclier fiscal, pour la taxe pro qui disparait au détriment du français qui compensera dans les impôts locaux. Mais le cheminot qui fait grève c’est bien plus grave. Monde malade...

    Plutôt que de demander une égalisation par la sape de ceux qui en ont, il faut essayer d’obtenir une égalisation, une universalisation de ces avantages... En en lisant certains on croirait lire des momes qui veulent casser le jouer du voisin parce que eux ne l’ont pas !

    • Le régime de retraites des cheminots 24 octobre 2010 23:33

      Il est choquant de voir que des droits acquis en 1850 font toujours parti d’un contrat de travail en 2010. Je n’arrive meme pas a y croire dans une activite qui s’est considerablement modernisee pour justement rendre le travail des cheminaux moins penibles.

      A ceux qui critiquent les autres de ne pas faire greve, je leur dirais tout simplement qu’ils ont la chance de connaitre la securite de l’emploi a vie ! encore une chose reservee a des priviligies.

      Franchement ayez un peu de bon sens et regardez plus loin que le bou de votre nez avant de dire n’importe quoi.

      Qu’on m’explique ou est l’egalite dans tout ca ?

      • Le régime de retraites des cheminots 25 octobre 2010 12:55
        Je pense que beaucoup de personnes, comme moi, sont conscientes que le problème ne résulte pas d’un seul élément et des cheminots en particuliers. Mais de voir que ceux-ci défendent bec et ongles des privilèges qui n’ont plus cours aujourd’hui, acquis pour des raisons bien particulières en leur temps (pénibilité, charbon, sillicose... et certes jusifiés), et tout ceci au nom des fondements de la république et démocratie, "Liberté, égalite, fraternité". Comme disait notre regretté Coluche, il y en a qui sont plus égaux que d’autres. Et lire quelque fantasque prétendre qu’il faut niveler par les avantages... Mais si on se met tous à travailler 25 ans et à partir à la retraite à 50 ans, mon pauvre ignorant ou farfelu (pour rester poli), il ne faut pas être sorti de la cuisine à Jupiter (pour reprendre une expression du même évoqué ci-avant) pour deviner que le système ne fonctionnera pas longtems ! Commençons par mettre tout le monde au même niveau (40 ans me paraîsassant tout à fait raisonnable et justifiable) avec départ à la retraite lorsque que ce nombre d’années de cotisation est atteint et étudions les vrais cas particuliers lorsqu’il y en a, sans faire de généralités excessives (on voit où ça mène). Mettons tout le monde au même niveau, politiques compris avec de vrais exemple (pas un 8% accordé correspondant visiblement à un 13ème mois - vous connaissez beaucoup de retraités qui ont 13 mois de salaires ? et surtout avec 60 mois d’indemnités chomage sans contrepartie en fin de mandat). Et avec une vraie égalité nous aurons peut-être une vraie solidarité. Halte aux corporatismes de tous poils qui polluent à chaque fois toutes inititatives. Comportons nous comme les vrais citoyens d’une vraie démocratie avec des droits et des avantages égalitaires pour tous. Et non à défendre des petits privilèges auxquels chacun est attaché en envoyant les autres compenser à leur place (je ne dis pas ça QUE pour ces pauvres trimards de la sncf). Et en jouant la carte de l’individualisme (pour ne pas dire de l’égoïsme) nous faisons la part belle des responsables de tous poils qu’ils soient poiliques et/ou économiques. Tout ça au nom de quelle démocratie ? Peut-être ai-je une notion érronée de l’égalité, de ce que devrait être une démocratie, enfin en un mot suis-je un utopiste ? Ne répondez pas je crois connaître la réponse... Allez ! Je retourne vivire dans mon rêve (I have a dream...)
  • Je n’aurais vraisemblablement pas ma retraite avant 67 ans. ça me réjouis de savoir qu’une partie de mes cotisations, pour mon propre régime de retraite, va compenser les déficits de la caisse de retraite des cheminots.
    • ou est l’égalité, entre travailleur du privé et du public, les commerçants les artisans, sur les pensions retraite a salaire égal
    • Le régime de retraites des cheminots 22 juin 2014 18:29, par DUDUCHE

      Bonjour

      EXACT la caisse de prévoyance des cheminots est déficitaire depuis des lustres. Ma caisse ’ CNRACL’ au titre de la solidarité a versé des millions d euros aux cheminots ainsi que d ’ autres caisses . Si ce n’est que les cheminots ils aiment la solidarité avec les autres salariés pour qu ’ils bossent plus longtemps 61 , 62 ans etc alors qu ’ils partent à 55 ans ou 57 ans pour les cols blancs. C EST VRAI ILS ONT MOINS DE CONGÉS OU DE RTT QUE LE PRIVE OU LE PUBLIC. ETANT HOSPITALIER PUBLIC J AI JOUE LES PROLOGNATIONS 2 ANS DE PLUS. JE N EN SUIS PAS MORT .

      EN 1995 OU 1999 AUCUN TRAIN J ALLAIS BOSSE EN VÉLO ETANT RÉQUISITIONNE PAR LE DIRECTEUR POUR ASSURER LE FONCTIONNEMENT DU SERVICE

      ALORS LES CHEMINOTS ALLER BOSSER DANS LE BATIMENT OU BTP

      BON COURAGE


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