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La commission journal de Courant Alternatif de Février à Boulogne sur mer

jeudi 19 février 2015, par Courant Alternatif

Commission Journal de Boulogne-sur-mer le 21 et 22 février 2015


Un week-end par mois, une Commission-Journal (CJ), est organisée dans une ville différente, pour préparer le numéro suivant de Courant alternatif. Peuvent y participer des sympathisant-e-s intéressé-e-s au même titre que les militant-e-s OCL de la ville en question et que des représentant-e-s des autres groupes de l’OCL. Chaque CJ a pour tâche de critiquer le numéro précédent de Courant alternatif, de discuter les articles proposés par des gens présents ou non ; d’en susciter d’autres en fonction des événements et des souhaits émis par les groupes ou des individu-e-s. Le collectif organisateur immédiatement après la CJ, rédige un compte rendu politique et technique le plus précis possible, puis, pendant les quatre semaines à venir, assure le suivi de ce qui a été décidé pour le journal (liaisons, contacts, etc.) ; et c’est lui qui écrit l’édito en fonction de la discussion dans la CJ ou d’événements qui se produisent après.


Accueil à partir de 16 heures, débat à partir de 16 heures 30.

Thème du débat :

L’après 7 janvier, une aubaine pour l’Etat, la bourgeoisie et leurs projets d’aménagement et de contrôle du territoire.

Bien que l’annonce officielle du plan gouvernemental ne sera rendue publique que le 7 mars, depuis “l’après Charlie” l’Etat multiplie les annonces en matière de politique sécuritaire, de réaménagement des quartiers pauvres et de repeuplement c’est-à-dire de politique sociale. Abordons la question à partir de trois axes complémentaires qui illustrent singulièrement la période :

Axe sécuritaire : La police municipale de Béziers a un nouvel ami mais pas que...

La création de plusieurs milliers de postes prévue dans la police, l’armée, le renseignement et la justice, qui seront évidemment financés sur le dos et au détriment des autres secteurs. Quelle nouvelle politique sécuritaire ? Avec quelles armes ? Au-delà de l’armement spectaculaire des polices municipales, mâtiné de vidéosurveillance généralisée, ne s’agit-il pas plutôt d’officialiser les pratiques discrètes de fichages des municipalités et des OPHLM, fichiers ethniques interconnectés à d’autres (dossiers scolaires, judiciaires ou fiscaux) sous couvert de lutter contre le terrorisme.

Axe gentrification des territoires urbains. Le Monopoly fête ses 80 ans...

La dimension sécuritaire n’est-elle que le vernis d’une politique plus profonde qui vise la reconquête de certains quartiers populaires centraux pour les rénover, faire prendre de la valeur ajoutée et amener une nouvelle population plus solvable (c’est bon pour l’économie des villes/ métropoles)  ? Se poserait alors la question de la gestion des périphéries, et notamment du maintien des programmes périurbains. L’éloignement des centres-villes est de plus en plus subi par les populations installlées extramuros...Parallèlement la privatisation du logement social au nom de "La reconquête républicaine des quartiers populaires et la politique de peuplement contre les ghettos" permettrait à la bourgeoisie de mieux contrôler la main d’œuvre dont elle a besoin en fonction de la production qu’elle a déterminée.

Axe social : Nous sommes tous Charlie, le retour de l’âge des casernes

L’Etat stigmatise et criminalise ceux et celles qui s’opposent aux projets de restructuration et à leur éviction des quartiers populaires. La production et l’articulation d’un discours volontairement paradoxal associant une “politique de peuplement” à “la lutte contre la ghettoïsation “ laisse entendre la volonté de l’Etat d’aller vite. Aussi bien à l’école, où autorité et république n’en finissent plus de refleurir, que dans les prochains services nationaux new-look comme dans les administrations, le gouvernement proclame, au nom de la lutte contre les inégalités et le terrorisme, une mobilisation générale contre... les petits faits délictueux ou inciviques. Le tout en mobilisant les crédits des « autres ministères » (Canard Enchaîné, 11/02). La stigmatisation de la classe ouvrière issue de l’immigration serait-elle à l’ordre du jour comme le dénonçait les tenants d’un discours néocolonial adapté aux immigrés des banlieues ?

Les ZAD sont elles les fronts pionniers d’une boboïsation des luttes ? Quelles positions prendre au regard des convergences et des points de friction ; quels intérêts communs aux protagonistes et leurs soutiens ?

La résistance à ces projets imposés a pris ces dernières années la forme de luttes de territoire. De Val Suza à Notre Dame des Landes, en passant par Sivens et d’autres luttes moins médiatiques, il s’agit toujours de se dresser contre la course à la bétonisation et à la marchandisation de nos espaces de vies. Et si, pour sortir d’un enlisement contre-productif, les pouvoirs publics concèdent çà et là à negocier sur des options mineures (« moins gros, plus loin » comme à Sivens), la situation leur permet de remettre le couvert à moindre frais. D’autant que les interventions sont souvent menées par des populations « hors sol ». Dès lors ne faut-il pas s’attendre à un repeuplement « raisonné  » de zones périurbaines conflictuelles, préalable à de nouveaux projets de développement ?

Dans le discours comme dans les actes, les appareils politiques gestionnaires des espaces et des populations, quelle que soit leur couleur, n’envisagent plus les tenants et les aboutissants de leurs projets qu’à travers le prisme de la délégation de leurs responsabilité au PPP. Combien de copies s’appuient-elles sur un développement tous azimuts du financement social des profits du capital.

Et quelles réactions des habitant-e-s - quand ils en sont conscient-e-s – peut-on attendre et/ou initier dans un contexte post union-sacrée ?

PS : Il y a justement une manif à Lille sur le thème de prévue pour le 14 février, nous joignons l’appel :

http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/appel-manif-contre-chasse-aux- pauvres-14fev2015-Lille.pdf


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